Politique

Avant tout dialogue le gouvernement doit libérer les détenus, Jean Pierre Fabre

Le chef de file de l’opposition, Jean Pierre Fabre, disait mardi dernier qu’il ne croit pas aux mesures d’apaisement du gouvernement et au dialogue qu’il veut ouvrir. Mais si toutefois, il devait avoir ce dialogue, il faudra avant que toutes les personnes arrêtées depuis le début des manifestations et dans l’affaire des incendies des marchés soient relâchées.

« Moi, Jean Pierre Fabre, je ne me présenterai, en aucun cas dans une salle pour discuter de quoi que ce soit avec le pouvoir de Faure Gnassingbé, si tous les détenus des manifestations de l’opposition et tous mes militants arrêtés dans les ténébreuses affaires d’incendies ne sont pas relaxés et les charges retenues contre eux, y compris abusivement, abandonnées. Et les condamnés amnistiés », a-t-il insisté.

C’était au cours d’une conférence de presse tenue hier mercredi avant la marche, que le leader de l’ANC a posé sa condition. Alors que la veille, la manifestation de Sokodé a été réprimée suivie d’arrestations. L’opposition dresse un bilan de 5 personnes arrêtés et 16 autres blessés par balles et par bastonnades, dont 3 actuellement en réanimation à Sokodé.

D’où la « duplicité » du gouvernement togolais que dénoncent la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) et l’opposition. « Il appelle au dialogue pour l’apaisement mais réprime les manifestations, tabasse les manifestants et procède à de nouvelles arrestations », ont-ils dénoncé.

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Umalis