Société

ACAT-Togo en guerre contre la vindicte populaire

Au Togo, alors que la peine de mort a été abolie en 2009, des individus se font justice en livrant à la vindicte populaire leurs prochains. Ce phénomène semble s’ériger en règle si rien n’est fait pour décourager les auteurs. C’est ce que tente de dénoncer l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo) qui dénombre en 2018, 155 meurtres par lynchage d’après le communiqué publié.

« Ce phénomène de plus en plus grandissant dans notre société, concerne à la fois le gouvernement, la population et les victimes qui ont chacun une part de responsabilité non négligeable en ce qui concerne les causes de la vindicte populaire », souligne Bruno Haden, secrétaire général de l’ACAT.

Le dernier en date, est la lapidation de cinq individus d’origine nigériane, le lundi 17 juin dans le quartier Hédzranawoé. D’autres cas ont également été signalés à Adidogomé, Dalavé (Tsévié). Un présumé voleur de moto a été lynché et brûlé vif le dimanche dernier à Avépozo, déplore-t-il.

Tout en rappelant « le caractère sacré et inviolable de la vie », M. Haden appelle le gouvernement à ouvrir une enquête « pour éclairer l’opinion publique sur ce qui s’est réellement passé dans le quartier Hédzranawoé le lundi 17 juin 2019 ».

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