Société

« Togo : la terreur contre le peuple », le nouveau rapport de la LTDH qui condamne les autorités

Me Célestin Agbogan

Ce rapport élaboré par la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et rendu public ce mercredi 22 mai 2019 présente les différents cas de violations des droits de l’Homme enregistrés au Togo du 31 juillet 2018 au 27 avril 2019, période au cours de laquelle « les violations des droits de l’Homme ont connu une recrudescence alarmante », lit-on dans le document.

Pour la LTDH, « le Togo n’est pas un exemple à suivre en matière de respect des droits de l’Homme et d’exercice des libertés fondamentales » et l’organisation condamne ce qu’elle appelle « la sauvagerie et la brutalité » de la répression. En effet, les faits collectés et présentés dans ledit rapport couvrent « la période qui va de la répression des manifestations publiques qui se sont inscrites dans la continuité des réclamations relatives au retour à la Constitution de 1992 et aux réformes constitutionnelles et institutionnelles, jusqu’à la répression de la dernière manifestation publique pacifique organisée par le Parti National Panafricain (PNP), le 13 avril 2019 ».

La LTDH, dans son rapport, révèle des pertes en vies humaines, des actes cruels, inhumains et dégradants, conséquence du non-respect des droits humains dans plusieurs villes ou localités des régions maritimes, des Plateaux, Centrale, de la Kara et des Savanes.

L’organisation met également en lumière des « assassinats et tentatives d’assassinat, des atteintes à l’intégrité physique, des maltraitances psychologiques, des Destructions, extorsions de biens, pillages et vols, des disparitions forcées, tentatives d’enlèvement et menaces, des exactions commises sur les mineurs, des entraves aux libertés publiques au Togo ». Par ailleurs, l’absence d’impartialité de certains hommes de droit dans le traitement des affaires judiciaires a été dénoncée. Les agents de police et de gendarmerie des différentes localités, de même que les préfets ne sont pas épargnés par le rapport.

Pour finir, la LTDH a fait des recommandations en vue de l’amélioration de l’image du pays en ce qui concerne le respect des droits de l’homme. L’organisation demande entre autres aux autorités togolaises de faire preuve de sincérité pour la résolution des crises, de procéder à la libération des personnes encore en détentions dont Foly Satchivi ainsi que les leaders du PNP  à savoir Ouro-Djikpa Tchatikpi, Sébabé-Guéffé T. Nouridine, Kezire Azizou

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