Société

Recensement pour les locales / Le mouvement « En Aucun Cas » voit clair dans le jeu du régime en place

En prélude aux locales du 30 juin prochain, les trois (3) jours de recensement accordés par le gouvernement pour permettre aux togolais n’ayant pas de carte d’électeur de se le faire établir s’achèvent ce samedi 18 mai. Pour des leaders politiques et autres acteurs de la société civile, l’opération ne s’est pas déroulée dans les normes. Les responsables du mouvement « En Aucun Cas » y voient simplement une manœuvre du régime pour « punir » les militants de l’opposition qui ont boycotté le recensement des législatives de décembre dernier.

COMMUNIQUÉ RELATIF AUX MANOEUVRES FRAUDULEUSES DU POUVOIR POUR EMPÊCHER LES CITOYENS DE S’INSCRIRE MASSIVEMENT.

En annonçant dans un empressement sans précédent la date des élections sur le 30 juin 2019, le pouvoir de Lomé ne pensait pas que les forces démocratiques allaient décider d’y participer.

C’est fort de cela, qu’au lieu d’un nouveau recensement électoral ceux-ci ont préféré une révision électorale. Mais grande fut leur surprise quand la plupart des partis d’opposition et les organisations de la société civile, informés de ce qui se tramait contre le peuple ont annoncé leurs participations à ces élections locales.

Pris de panique et conscient de son impopularité, le régime décida de créer toutes sortes de situations pour empêcher l’inscription des militants et sympathisants de l’opposition et des organisations démocratiques, milles fois plus nombreux que ceux du pouvoir et des opportunistes qui avait pris par à la parodie du 20 décembre et contraindre, par un enchaînement de mesures provocatrices et pernicieuses les forces démocratiques à se rétracter de la course.

L’annonce de la participation des forces démocratiques aux élections locales ayant bouleversé et bousillé leur sordide plan.

C’est ainsi que contrairement aux recensements précédents, AYASSOR Tchambakou et ses acolytes ont décidé de ne pas communiquer assez sur ces opérations, de supprimer des centaines de Centre de Recensement et de Vote (CRV), de détériorer les machines qui devraient permettre d’enrôler les citoyens, d’envoyer sur le terrain des appareils non-fonctionnels et programmés pour tomber en panne et de demander aux Opérateurs de Saisie (OPS) d’enregistrer moins d’électeurs.

La finalité de toutes ces méthodes moyenâgeuses et antidémocratiques est de recenser moins de gens et d’obliger les citoyens désireux de s’inscrire à retourner chez eux pour, ensuite dire que les partis d’opposition et organisations qui avaient boycotté la tragi-comédie électorale du 20 décembre 2018 ne sont soutenus que par une petite minorité.

Aussi, Il faut relever qu’ils craignent également que leurs anus soit exposé sur la place publique ; car il leur sera impossible d’expliquer à l’opinion publique les résultats imaginaires et gonflés qu’ils avaient communiqué lors de la tragi-comédie électorale du 20 décembre 2018.

Au même moment, ils se préparent aux éventualités. Du coup, conscients qu’il est possible qu’en dépit de leurs méthodes et mesures autocratiques les forces démocratiques maintiennent leurs décisions de participer aux élections locales et sachant très bien que c’est pour restreindre leurs pouvoirs et leur ôter le pouvoir d’interdire les réunions et manifestations publiques dans les communes que les forces démocratiques ont pris la courageuse décision d’aller à ces élections, le régime a décidé d’introduire et de faire adopter par leur marionnettes un projet de loi dit de la  » sécurité nationale  » destiné à retirer aux maires le pouvoir d’accepter et d’interdire les réunions et manifestations publiques.

Tous ces agissements révèlent une fois encore la mauvaise foi et le caractère dictatorial de Faure GNASSINGBE et de ses garçons de courses qui ne pensent qu’à conserver le pouvoir qu’ils ont indûment pris au peuple depuis 52 ans.

Le Mouvement EN AUCUN CAS prend à témoin l’opinion nationale et internationale, invite le groupe des 5 et tous les soutiens du régime à ramener à la raison Faure et ses amis afin que le peuple ne soit poussé à adopter des moyens non conventionnels pour se libérer et demande à la CENI :

– de mettre fin à ces pratiques honteuses et irresponsables,

– d’envoyer plus de machines sur le terrain et de faire réparer immédiatement ceux qu’ils ont volontairement détériorées,

– de prolonger de quatre (4) jours le délai de recensement et de tout faire pour que les citoyens désireux de se faire inscrire puisse effectivement le faire.

Le Mouvement EN AUCUN CAS demande, par ailleurs à la population de ne pas se décourager et de se mobiliser massivement, au cas où la situation l’exige pour réclamer dans les rues leurs cartes d’électeurs et exposer à la face du monde les agissements criminels du régime.

 

Fait à Lomé, le 17 mai 2019

 

Le Comité Exécutif

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