Politique

Recensement pour les locales : Ces dysfonctionnements qui cacheraient une mauvaise foi…

Sur demande des partis de l’opposition notamment ceux de la Coalition des 14, le gouvernement a accepté d’accorder trois (3) jours de recensement aux togolais n’ayant pas pu se faire enrôler dans le cadre des élections législatives de décembre dernier. Cependant, cette opération de rattrapage ne répond pas aux attentes.

Démarré ce jeudi 16 mai sur toute l’entendue du territoire national, le recensement n’est pas encore effectif dans certains centres. D’après les constats sur le terrain, les quelques centres qui sont opérationnels n’offrent pas les services comme cela se doit : entre les pannes ou le déficit des matériels de travail, le travail s’apparente plutôt à une corvée pour les agents de la Commission Electorale nationale Indépendante (CENI).

Ayant répondu lui-même à l’appel à recensement ce jeudi, l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Kpodzro témoigne : « Je viens de faire ma carte d’électeur, j’ai été me faire recenser. Pour moi seul, la séance a duré au moins 15 à 20 minutes. Or les gens sont très nombreux et ils doivent encore venir très nombreux. Je constate que le travail est énorme. Mais ici à Bè (banlieue sud-est de Lomé, ndlr), on me dit que les machines ne marchent pas, qu’il y a une seule machine qui fonctionne. Et les gens attendent. Oh! Prenons notre travail au sérieux ».

Pour certains togolais, les autorités ont fait exprès de créer ces déficits afin de saper ce rattrapage de l’opération de recensement. « Mauvaise foi ! », dénoncent d’autres. Par conséquent, le prélat invite les autorités togolaises à prolonger de quelques jours l’opération de recensement afin de rattraper les heures perdues et de permettre à tous les Togolais de se faire recenser.

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