Education

Les grèves des enseignants, comme l’épée de Damoclès sur la tête du gouvernement Klassou II

Komi Selom Klassou, Premier ministre togolais

Rattacher le ministère des Enseignements primaire et secondaire à la Primature, fut-ce une mauvaise décision prise par le gouvernement ? Notons que les syndicats des enseignants se disent confus et ne savent plus vers quelle instance se tourner en cas de difficultés. Alors que les discussions qui ont valu l’accalmie dans le secteur éducatif depuis l’année scolaire dernière ne sont pas encore achevées, d’autres inquiétudes pointent déjà le nez.

Rappelons que le gouvernement Klassou I devrait verser une somme de 2 milliards FCFA aux enseignants, conformément à l’accord qu’il a signé avec les syndicats. Aux dernières informations, cette promesse n’a pas encore été respectée. Ainsi, les deux principaux syndicats, la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN) et la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET), exigent-ils que l’ancien ministre des Enseignements primaire et secondaire, Prof Komi Paalamwé Tchakpélé, reprenne fonction afin de clore ce dossier.

En effet, les enseignants dénoncent la décision prise par le nouveau gouvernement de rattacher le ministère des Enseignements primaire et secondaire à la Primature. « Si la gestion de l’Etat était si facile et très simple, le Chef de l’Etat seul avec le ministre de la Fonction publique suffisent pour gérer l’Etat. Nous ne connaissons pas la motivation du Premier ministre qui rattache ce département à la Primature », dénonce le Secrétaire général de FESEN, Houssimé Sénon.

Pour Yaovi Atsou-Atcha, Secrétaire de la CSET, si cette mesure est prise pour « que le Premier ministre puisse trouver des solutions à tous les problèmes des enseignants, nous disons que c’est une bonne chose. Si cette mesure est prise pour faire trainer les revendications ou la réalisation du protocole d’accord, au-devant, les crises peuvent renaître ».

Qui parle de crise dans le secteur éducatif au Togo revoie sûrement aux grèves et sit-in répétitifs qui mettent à mal le bon déroulement du calendrier académique et déstabilisent les élèves. Après une année scolaire 2017-2018 mouvementée avec des désagréments énormes, le nouveau gouvernement a intérêt à prendre des mesures adéquates pour que ce scénario ne se reproduise plus.

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