Politique

Crise sociopolitique au Togo / Le cas du petit garçon tué par balle réveille les fantômes des dizaines de morts

Image d’archives utilisé comme illustration

Le 18 octobre 2017, lors d’une manifestation réprimée par les forces de l’ordre dans le district de Bè-Kpota à Lomé, l’image du corps sans vie du jeune collégien de 14 ans, Zoumekey Kokou Joseph, a circulé sur les réseaux sociaux. Près d’un an après, les examens de l’autopsie révèlent que ce dernier a été tué par balle. Amnesty International Togo exige une enquête sur les autres cas de décès lors des crises sociopolitiques au Togo.

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi, la famille du garçon défunt et les responsables d’Amnesty International Togo affirment que le petit Joseph « a été bel et bien tué par balle ». Cette évidence soulève d’autres questions comme par exemple, de quoi sont morts les plus de 500 personnes dont des enfants, tués lors des violences postélectorales de 2005 au Togo ? « Le cas de cet enfant est un exemple de ce qui s’est passé, il faut que la justice fasse son travail. Mais, ce n’est pas ce seul cas qui nous intéresse », a indiqué Adjevi Lassey, l’assistant du directeur d’Amnesty International Togo. Cette organisation de défense des droits de l’Homme exige désormais une enquête sur les conditions du décès de toutes les personnes tuées lors des violences sociopolitiques au Togo.

Rappelons qu’un rapport d’Amnesty international avait déjà été publié en 2017 sur ces violences. « Il y a aujourd’hui toujours des personnes en détention », regrette Adjevi Lassey. « Après presqu’un an de quête pour la vérité, nous irons enterrer notre enfant Zoumekey Kokou Joseph le samedi 29 septembre 2018, afin de pouvoir faire notre deuil. L’enterrement ne met cependant pas un terme à notre désir de justice et de vérité. (…) Notre seul désir, le seul qui nous importe et qui nous anime est de contribuer ou d’aider d’une manière ou d’une autre à mettre fin à ce cycle infernal au Togo. Nous n’en pouvons plus », a déclaré la famille de la victime.

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