Politique

Togo / « Pas de réformes, pas d’élections ! » : Jean-Pierre Fabre ressuscite son slogan fétiche de 2015

Comme à leur habitude, pouvoir et opposition mènent des actions chacun de son côté, même après la publication des recommandations de la CEDEAO qui préconisent pourtant un travail en synergie des deux parties. La CENI annonce déjà le recensement des populations dans le cadre des législatives prochaines. L’opposition se dit écartée du processus électoral. Jean-Pierre Fabre, le Chef de file de l’opposition, tonne « Pas de réformes, pas d’élection ! »… comme en 2015.

Ce mercredi, Jean-Claude Kassi Brou, le Président de la Commission de la CEDEAO a rencontré les représentants de la Coalition des 14 partis de l’opposition pour recueillir leur réaction par rapport à la feuille de route des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et ainsi, évaluer le chronogramme pour sa mise en œuvre. Pour le Chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, « les réformes sont obligatoires avant de parler d’élections ». Le pouvoir en place ne semble pas partager cet avis, vu que la principale institution en charge de l’organisation des élections au Togo a déjà mis en branle sa machine.

Toutefois, la feuille de route de la CEDEAO rendue publique le 31 juillet dernier à l’issue de la 53ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement a été pourtant claire sur certains points cruciaux à examiner avant d’aller aux élections : révision intégrale des fichiers électoraux, recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), renforcement du processus électoral. S’en tenant à ces décisions de la CEDEAO, Jean-Pierre Fabre ne lâche pas du lest et reste catégorique : « Pas de réformes, pas d’élections ! ».

Rappelons que ce slogan a été inventé par l’opposition togolaise lors des préparatifs pour les élections présidentielles de 2015 pour dénoncer le fichier électoral corrompu et pour exiger l’assainissement du cadre électoral au Togo. Finalement, l’opposition n’a pas été fidèle à son propre principe et a participé malgré tout aux élections « sans réformes » de 2015. La suite, on le connait si bien… En sera-t-il le cas cette fois-ci ? Voilà 2020 qui se pointe à l’horizon.

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