Société

Le 11 mai dans la fumée ? Les jeunes et la drogue, parlons-en !

Bè, Adakpamé, Nyékonakpoè, Kodjoviakopé… Ceux qui comme moi ont grandi dans l’un de ces quartiers de la capitale togolaise sauront que la drogue (spécialement le cannabis) est une denrée rare mais commercialisée à tous les coins de rue. C’est peut-être exagéré mais, c’est une façon de dire que cette substance illicite a établi sa royauté dans ces zones. Et, le 11 mai de chaque année, le roi est célébré avec plus de ferveur.

Comme à chaque 11 mai, les couleurs du reggae aveuglent et agressent le regard tout au long de la journée. « Bob Marley, Rest In Peace ! ». La mort dans l’âme, les rastafari lâchent leurs dreadlocks au vent et errent dans les rues de ces quartiers et ailleurs en guettant la tombée de la nuit. A peine, dans le noir, on distingue des formes humaines. Seul l’effluve « sacrée » se mêle au vent frais de la nuit. Quand ces jeunes et moins jeunes qui ignorent presque tout de Bob Marley, s’adonnent au plaisir de l’herbe et risquent de laisser leur raison partir en fumées, ce n’est pas la faute de Jah Rastafari mais plutôt du chômage et d’une éducation défaillante qui ont engendré désœuvrement, oisiveté, délinquance, sexe, alcool et … l’herbe.

La drogue et les risques sur la santé. À très court terme, un ou deux joints ne semblent poser aucun risque vital direct. Cependant, une « overdose » de l’alcool ou des autres drogues plus dures impliquent un danger certain. Au niveau cardiovasculaire, fumer un peu d’herbe augmente légèrement le rythme cardiaque, tandis que la consommation abusive implique un danger potentiel. Les risques potentiels faisant immédiatement suite à la consommation excessive concernent la détérioration des capacités cognitives. Par ailleurs, les usagers intensifs de long terme font courir un risque à leurs fonctions pulmonaires, via des bronchites ou autres inflammations chroniques. Le principe de précaution est essentiel notamment chez les plus jeunes vu que le cannabis est susceptible de modifier certaines structures du cerveau.

Dans notre société, la prohibition n’est pas un moyen de lutte contre les substances illicites vu que la demande et la consommation sont très élevées dans un cadre de clandestinité et de trafic bien ficelé. Il faudrait repenser la sensibilisation des jeunes sur la consommation de ces drogues en entendant le 11 mai 2019.

Peace and love.

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