Sécurité

Lutte contre la matière fissile : Des autorités africaines francophones se concertent à Lomé

A front view of four nuclear free-fall bombs on a bomb cart.

Au total 26 pays francophones africains sont représentés par un groupe d’experts au cours d’une rencontre depuis ce mercredi à Lomé. Ce  groupe d’experts sera chargé de l’élaboration du « traité interdisant la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes et autres dispositifs explosifs nucléaires ». A terme, la réunion devrait permettre de définir le soubassement dudit traité. L’atelier est organisé par l’UNODA à travers l’UNREC avec l’appui financier du gouvernement canadien.

 La matière fissile sert activement dans la production des armes et autres dispositifs explosifs. Il ya nécessité de réglementer sa circulation pour éviter de nombreux dégâts. C’est ce qui réunit les experts régionaux  à ce rendez-vous.

Les connaissances et les informations relatives à l’interdiction de la production de matière fissile destinée à des armes nucléaires ou d’autres dispositifs explosifs nucléaires seront échangées en prélude à l’adoption d’un traité. La participation des Etats africains au processus consultatif du Groupe d’experts s’avère donc nécessaire.

Deux experts, deux représentants de l’UNREC/UNODA et deux autres de la Branche de Genève UNODA prennent part aux travaux. Leurs expertises pourront permettre de recueillir des idées édifiantes pour l’élaboration du document.

« La rencontre est pour nous l’occasion de favoriser le partage des connaissances et des informations au sein des différentes région sur les questions relatives à l’interdiction de la production de matière fissile », a indiqué Peter Kolarov, coordonnateur des affaires de désarmement à la branche Genève de l’UNODA.

Selon les experts, un traité non-discriminatoire, multilatéral et international interdisant sa production serait une contribution pratique et significative au désarmement nucléaire et aux efforts de non-prolifération.

D’autres rencontres similaires seront organisées en Asie, dans le Pacifique, en Amérique Latine et dans les Caraïbes, après l’étape du Togo. Rappelons que le pays dispose désormais d’un organe chargé de la question des armes chimiques. Il s’agit de l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques au Togo (ANIAC-Togo).

 

Commentaire d'article

Umalis