Politique

« La Constitution de 1992, un impératif », selon l’opinion de Mgr Denis Amuzu-Dzakpah

Les autorités de l’Eglise catholique au Togo ont été très tôt associées à la vie politique du pays, en témoigne l’implication de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro dans la Conférence Nationale au Togo en 1991 et plus tard, l’appel aux compétences de Mgr Nicodème Barrigah pour diriger les travaux de la CVJR en 2009. Alors qu’un dialogue politique est ouvert depuis lundi dernier pour trouver une issue pacifique à la crise sociopolitique au Togo, le retour à la Constitution de 1992 est au cœur des débats. C’est d’abord en tant que citoyen togolais que l’Archevêque Métropolitain de Lomé donne son opinion sur la question.

Il était présent lundi 19 février à la cérémonie officielle de lancement des travaux du dialogue, le 27ème que connait le Togo dans sa marche vers la démocratie. Allant dans le même sens que Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, Archevêque Emérite de Lomé, Mgr Amuzu-Dzakpah  indique que le retour à la source, c’est-à-dire la Constitution de 1992 dans sa formule originelle est la seule solution à la crise togolaise.

« Quand on a rédigé la Constitution en 1992, on revenait de très loin… On avait quelque chose avant. Ce n’est pas pour rien qu’on a organisé la Conférence Nationale. C’est parce que cela ne marchait pas qu’on veut remédier aux choses. Au terme du parcours, on dit faisons une constitution pour ne plus commettre certaines erreurs », a-t-il indiqué. Selon lui, la limitation à 2 du mandat présidentiel selon la Constitution de 1992 est une possibilité offerte à chaque Togolais de prétendre prendre à la magistrature suprême s’il le souhaitait.

« La Constitution a été bien travaillée. Quand on a mis quelque part qu’il ne faut plus qu’on revienne aux  erreurs du passé, on faisait référence à tout cela : qu’en aucun cas nul ne fasse plus de deux mandats. Ce n’est pas pour rien qu’on a dit ça. Il faut donner la possibilité aussi  à l’autre de faire l’expérience. Si c’est bon, il continue une seconde fois. Mais pas plus de deux fois », a-t-il insisté. Rappelons qu’à la veille du dialogue politique, l’Archevêque Emérite de Lomé Philippe Fanoko Kpodzro a également exigé le retour incontestable de la Constitution de 1992 et le départ définitif de Faure Gnassingbé en  2020.

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