Société

Togo/ Tabagisme : Le CADERT propose des mesures pour dissuader les « accros »

Les résultats de l’étude sur la « politique fiscale au service de la lutte anti-tabac : simulation des répercussions d’une modification du système de taxation des produits du tabac »,  ont été au cœur d’un atelier de dissémination ce 22 février à Lomé. L’étude réalisée par le Centre autonome d’étude et de renforcement des capacités pour le développement au Togo (CADERDT) propose une stratégie de taxation des produits du tabac, pour en réduire la consommation au Togo.

La taxe « as valorem » de 45% actuellement appliquée, un système de taxation mixte (combinant taxe « as valorem » et taxe spécifique) conduirait à une baisse significative de la prévalence du tabagisme et à une hausse des recettes fiscales, grâce à l’effet direct qu’il aurait sur les prix de vente du tabac, voila ce qui ressort de l’étude du CADERDT.

Pour les acteurs de la lutte contre le tabagisme, ce constat devrait favoriser un moyen de lutte plus efficace. En effet, la fiscalité appliquée au tabac au Togo est encadrée par les directives communautaires de l’UEMOA et de la CEDEAO, mais demeure faible et ne permet pas au pays de réduire convenablement la consommation de tabac et sa prévalence, renseigne le Directeur exécutif du CADERDT, Odilia Gnassingbé.

Cette initiative du CADERDT permettra donc à travers l’étude « d’identifier des leviers, notamment fiscaux qui pourraient être explorés dans la lutte contre le tabagisme. Ces résultats sont d’une importante capitale en ce sens où, leurs prises en compte permettraient non seulement la réduction de la consommation du tabac, mais surtout la hausse des recettes fiscales pour financer la prévention et la prise en charge des soins de santé relatifs aux maladies liées au tabagisme » a fait comprendre Essohanam Edjéou, Directeur de cabinet du ministre de la Planification du développement, présent au lancement des travaux.

La prévalence du tabagisme au Togo est estimée en 2013, parmi les hommes à 11,3% et 11,9% respectivement pour les jeunes et les adultes, tandis qu’elle serait de 4,3% et 0,7% respectivement parmi les femmes jeunes et adultes.

 

 

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