Politique

Crise au Togo: Mgr Philippe Fanoko Kpodzro est aussi pour le retour à la Constitution de 1992

L’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro s’est prononcé sur la crise politique enlisée depuis le 19 août dans le pays et sur le dialogue qui s’ouvre ce jeudi 15 février. Sur ce dernier point, le prélat a adressé un message aux acteurs de ces pourparlers. C’était lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier mercredi.

Face à la presse, Mgr Philippe Kpodzro est revenu sur le sujet qui représente la pomme discorde entre le pouvoir et l’opposition depuis plusieurs mois. L’archevêque émérite demande la réhabilitation de la constitution de 1992.

Dans un document intitulé « Contribution-Eclairage de MGR Philippe Fanoko KPODZRO au dialogue politique togolais en préparation », l’homme de DIEU a expliqué ce qu’est cette constitution de 1992, dont il est l’un des artisans.

« Pour nous autres, cette Constitution (de 1992) représente en réalité une vraie voie de salut pour un processus démocratique paisible dans notre pays, contrairement à certaine opinion qui estimerait qu’elle serait taillée contre une personne. Ce qui n’est pas vrai, et vouloir en faire un argument de résistance à l’éventualité de retour de ladite constitution, relève du pur dilatoire », lit-on dans le document à la page 15 paragraphe 4.

S’adressant à la coalition de l’opposition, l’ancien président de la Conférence Nationale Souveraine « réitère la demande de la réhabilitation de la Constitution de 1992 dans son intégralité, avec toutes ses implications juridiques, et des élargissements enrichissants si nécessaire. Ce qui suppose que notre Chef de l’État finisse complètement, convenablement et dignement son mandat actuel, et accepte de ne plus se représenter aux élections de 2020, ce qui sera tout à son plus grand honneur ».

A la classe politique et aux organisations de la société civile, l’ancien président du Haut Conseil de la République les exhorte à œuvrer pour l’intérêt de la patrie, à éloigner tout esprit qui gêne l’unité nationale. «Il faut privilégier le culte de l’intérêt et du bien commun, au lieu de l’esprit partisan du «moi ou rien» dont ils nous ont fait la démonstration jusqu’à maintenant, preuve des démons, esprits du mal, habiles à diviser pour régner », a-t-il écrit.

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