Politique

Répression/Le gouvernement togolais conteste le rapport du REJADD et du RAIDHS

Selon un rapport publié par deux associations de défense des droits de l’homme, le Réseau des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement (REJADD) et le Réseau Africain pour les Initiatives de Droits de l’Homme et de Solidarité (RAIDHS), plus 100 décès ont été enregistrés d’août 2017 à Janvier 2018 lors de la répression des manifestations de l’opposition. Réagissant sur le sujet, le gouvernement estime que c’est un rapport « insultant, tendancieux et manipulateur ».

« … c’est donc avec stupéfaction et indignation que le gouvernement a eu connaissance de la publication d’un tel rapport dit « préliminaire », dont la finalité serait, selon ses auteurs, nous citons de ‘‘mieux informer sur les actes de violences dont ils ont été les témoins oculaires, de la part des forces de défense et de sécurité à l’encontre de citoyens aux mains nues’’ », indique le document publié par le gouvernement à cet effet.

Pour le gouvernement de Faure Gnassingbé, « les chiffres avancés dans le rapport du REJADD et du RAIDHS n’ont aucune commune mesure avec la réalité. De plus, toutes les supputations relatives aux milliers d’arrestations, aux milliers de blessés par balles, de l’existence de fosses communes, d’exécutions extrajudiciaires, d’enlèvements et disparitions contenues dans le rapport, sont dénuées de tout fondement et ne reposent sur aucune preuve palpable ».

Au sujet des décès enregistrés, le gouvernement soutient qu’« en réalité ce bilan est de sept (07) morts par balles et sept (07) morts pour diverses causes dont deux (02) militaires égorgés ». Il s’agit donc d’un « rapport insultant, tendancieux et manipulateur », conteste le gouvernement Klassou.

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