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Togo/ Fermeture de LCF : un an après un employé fait des révélations sur le media

Le 06 février dernier, les togolais se sont rappelés du premier anniversaire de la fermeture de la télévision LCF et la radio City Fm, deux médias appartenant au groupe Sud Media. A cette date commémorative, un ex-employé, relativement connu, Samuel Gnanhoui, a décidé de revenir sur les derniers événements qui ont précédé la fermeture des deux boites. Occasion également de dévoiler les conditions dans lesquels les journalistes des deux médias travaillaient. Il s’est exprimé à travers un post sur sa page facebook que nous vous proposons :

« Lorsque l’on mena la femme adultère à Jésus, il avait le choix entre la loi et la justice ; il a choisi la justice, ainsi la femme qui méritait la mort et Jésus le savait, a eu une seconde chance.

Lorsque l’on confia le cas LCF à Pitang, il avait le choix entre la loi et la justice, il a choisi la loi qui s’applique aveuglément.
Ce 06 février vers 15h un seul homme décida de sceller le destin de plus de 80 autres. Ces 80 qui vivaient déjà difficilement, car ce que vous ne savez pas c’est qu’à LCF il y a en avait beaucoup qui n’étaient pas payés, beaucoup qui gagnaient seulement 30.000, 40.000, 50.000…Ceux qui étaient au-delà de 100.000f n’étaient pas plus de 4 à ma connaissance.

Oui c’est la réalité ignorée, mais ces hommes et femmes faisaient leur boulot avec une telle passion et un tel amour que leurs conditions de vie et de travail n’étaient pas connues. Ils étaient jeunes mais ont réussi à faire de cette télé la meilleure de la place. L’argent ne voulait pas à flot pour les employés, les petites avancées qu’il y a eu ont été obtenues par des grèves et menaces de grève. Même lors du licenciement abusif, on refuse de verser des indemnités méritées à ceux là…Allez-y comprendre…

Aujourd’hui où il y a un an jour pour jour des bureaucrates décidèrent d’en finir avec leurs rêves, je ne veux être rancunier ni pessimiste. J’ai voulu rédiger un livre pour livrer ma part de vérité sur cette histoire (Sébastien Vondoly peut en témoigner) mais j’ai changé d’avis laissant ce chapitre derrière moi. Je n’ai rien à justifier, j’ai refusé la manipulation et l’ai assumé jusqu’au bout. Le plus difficile est de chercher à donner des explications à quelqu’un qui refuse de comprendre.

L’avenir est plein de promesses et notre jeunesse et professionnalisme sont un atout. Le souverain fabricateur nous mènera sûrement vers des destins radieux ici ou ailleurs.

Courage les gars, courage les filles. Les hommes se croient puissants mais la justice divine est implacable.
Merci à tous ceux qui nous ont soutenu et également merci à ceux qui nous ont critiqué. La vie st ainsi faite et on sort grandi des épreuves. »

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Umalis