Développement

Togo/ Qu’est ce qui a motivé le choix de Faure Gnassingbé pour conduire le MUTA? Voici la réponse de Ninsao Gnonfam

Qu’espèrent les présidents africains en portant le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé à la tète unique de transport aérien en Afrique (MUTA).  Le sujet  a été éclairci par le  ministre des Infrastructures et des transports, Ninsao Gnofam ce jeudi à Lomé. Par la même occasion, le MUTA, ses objectifs et ses missions a été mieux présenté au public togolais. 

Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé a été désigné par ses pairs, pour conduire le processus de mise en œuvre du MUTA .C’était lors du dernier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement tenu le 29 janvier dernier à Addis-Abeba.

Quelle est l’origine de ce marché et pourquoi c’est sur le président togolais  que le choix a été porté pour diriger ce processus ?

A en croire les explications de Ninsao Gnonfam, la création du MUTA vise la libéralisation du transport aérien en Afrique, conformément à la décision de Yamoussoukro. « Beaucoup de compagnies en Afrique n’ont pas le droit de survoler le ciel ou de toucher les aéroports de certains pays. Cela constitue un blocage. L’Afrique a un grand potentiel mais ne représente que 3% du trafic aérien mondial. Ce blocage ne permet pas à l’Afrique d’atteindre l’agenda 2063 », explique le ministre togolais.

En termes de retombées, les Etats engagés dans le projet verront leur PIB passer à 1,3 milliards de dollars américains, 300.000 emplois directs seront créés et ils réaliseront une économie d’échelle de 500 millions de dollars. Quant aux compagnies, leur trafic va progresser de 75% et elles auront de nouvelles opportunités d’affaires. Il en découlera une libre circulation des personnes et des biens pour les populations.

Par ailleurs, Faure Gnassingbé a été l’homme « élu »  de ce projet  grâce à sa « vision » pour le Togo et l’Afrique, relève Ninsao Gnofam. « Cette vision se traduit dans les réformes accomplies par lui dans tous les secteurs, notamment en matière d’infrastructures. L’aéroport international de Lomé fait partie des 10 premiers aéroports en Afrique. Conduire un tel processus, n’est pas aisé », félicite le ministre.

Le chef d’Etat togolais a donc la  charge de convaincre les 32 pays qui hésitent encore à adhérer au projet. Déjà 23 pays représentant 80% ont répondu favorablement au processus du  MUTA.

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