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Togo/ Décès du journaliste Atcha Tanko : Qu’est ce qui s’est réellement passé ?

Que Justice soit faite pour Atcha Tanko! Clament de tous parts amis, collègues et proches du défunt. La mort du journaliste supposée accidentelle  laisse de nombreux doutes dans le cœur de ceux qui le connaissent. Pour cause, les conditions de sa mort semblent être en contradiction avec la thèse d’un accident. Retour sur les dernières 24 heures qui ont précédé la mort du journaliste.

Atcha Tanko, chef personnel des agents de l’Agence nationale de la production audiovisuelle (ANPA),  a repris en pleine forme son poste le 23 janvier dernier après un congé de quelques semaines.

Curieusement ce jour, il passera la grande partie de sa journée à bavarder avec ses collègues alors qu’on le sait très taciturne. Rien de spécial ne retient l’attention de la petite communauté de journalistes jusqu’à ce qu’Atcha Tanko prenne congé des siens. Tout paraissait normal jusqu’à ce que le lendemain, les « compagnons » de la veille du journaliste apprennent avec surprise et consternation le décès du journaliste. Que s’est il donc passé ?

Selon les témoignages de sa femme, ATCHA était plongé dans le sommeil lorsque peu après 21h, son téléphone sonne. Debout, il se précipite pour s’apprêter à sortir. Il saisit la moto de sa fille, muni de son casque et démarre en trombe. A peine une vingtaine de  minutes après sa sortie, un numéro, identifié mais non connu appelle cette dernière, et l’informe que son conjoint vient de faire un accident, et lui indique le lieu.

« Le corps de Tanko, inanimé, était retrouvé à une centaine de mètres de la décharge publique non loin de l’échangeur d’Agoe,  dans les encablures du champ de tirs, précisément à côté du ponceau en face de la base de la société chinoise CRBC spécialisée dans les BTP. Soit à moins de 300 mètres de la route nationale N°1.  Dans une tentative désespérée de  le réanimer, il a été transporté à l’hôpital. Peine perdue. », Écrit Togoweb qui a mené des investigations sur le sujet.

« La moto utilisée ne présente aucune trace d’un engin accidenté, elle était retrouvée presque en l’état, ce qui prouve qu’il n’y a eu aucun choc, aucun impact. Le casque tout de même: les calottes interne et externe, et la jugulaire étaient intactes. Seulement, une tache de sang sur la visière (l’écran protecteur du visage). Sur sa tenue vestimentaire, aucune plissure, aucun froissement qui puisse faire penser à l’effet d’un impact ou d’une rixe avec autrui.Seules traces visibles sur le corps, une tache de sang au front et à la nuque, et c’est ce sang, dégoulinant, qui a taché la visière du casque. C’est dire que la victime n’a pas été retrouvée gisant dans un bain de sang », poursuit le site.

Les rédacteurs disent avoir porté ces détails à la connaissance d’un criminologue qui écarte fermement la thèse d’un accident. «Il est fort probable qu’il ait eu une balle dans la tête », aura conclu ce dernier.

Doit-on penser à l’éventualité d’un assassinat ? Des investigations formelles sont sollicitées pour éclaircir l’affaire.

 

 

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