Politique

Togo/ Comment mettre fin à la crise? Jean Pierre Fabre a trouvé « l’inconnu » de cette difficile équation

Les leaders de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, accompagnés de leurs militants, sont une fois de plus dans les rues ce 31 janvier ,1 et 2 février pour poursuivre leurs revendications.  A l’entame de cette nouvelle manifestation, les confrères de Togoweb ont arraché quelques mots au chef de file de l’opposition, à la tête de l’un des cortèges des manifestants.

Encore et toujours, la question de la crise togolaise a été abordée avec le président de l’ANC. Interrogé sur la progression des échanges pour la mise en place du dialogue, Jean Pierre Fabre laisse entendre :

« La balle n’est pas dans notre camp. Nous sommes prêts depuis un moment. Nous sommes allés à Conakry passant par Accra, les conditions pour enclencher les discussions sont présentées au pouvoir en place. C’est à lui de les réaliser pour que les discussions commencent ».

Pour le membre de la coalition des 14 partis politiques, la tenue effective d’un dialogue est conditionnée par la bonne volonté du gouvernement de le mettre en place. « Vous avez arrêté des gens indument, libérez-les ! Ces gens ont le droit de manifester. Vous avez accusé des gens à tort d’avoir brûlé des marchés. Vous les détenez d’une manière injuste, libérez-les. Nous ne sommes pas en train de poser des conditions. Nous disons simplement qu’il faut régler la question des violations des droits de l’homme. Donc, il ne faut pas dire que c’est deux problèmes séparés. Ce sont de fausses analyses  »,  a indiqué Jean Pierre Fabre avant de clamer :

« Nous avons choisi la pression de la mobilisation populaire pour atteindre nos objectifs. Alors, on fera autant de marches qu’il faut pour atteindre nos objectifs ».

Rappelons que l’opposition togolaise exige ,pour participer au dialogue, la libération immédiate et sans conditions, de tous les prisonniers politiques ; l’arrêt immédiat des persécutions, des arrestations, des poursuites et des violences à l’encontre des militants et dirigeants des partis politiques de l’opposition, l’arrêt immédiat des entraves à l’exercice du droit constitutionnel de manifestation.

 

 

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