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Société / Handicaps psychosociaux ou folie : Connaitre la limite peut sauver des vies

Aujourd’hui, il est fréquent de voir errer dans nos rues des hommes, femmes ou enfants qui sont traitées de fous ou de folles. Sur la base de superstition et par manque de services locaux de santé mentale, ils sont abandonnés par leurs familles dans des états de dégradation physique. Cependant, il suffit d’une simple prise en charge pour les racheter.

Dans de nombreux pays d’Afrique à l’instar du Togo, les maladies mentales les plus répandues sont la schizophrénie et l’épilepsie.

La schizophrénie est un dysfonctionnement du cerveau qui affecte la pensée, les sentiments et les émotions, tout comme les perceptions et les comportements des personnes qui en sont atteintes. Cependant, de nombreuses personnes souffrant de schizophrénie peuvent avoir un comportement normal pendant de longues périodes. Au début de la maladie, un certain nombre de déficits cognitifs perturbent notamment l’attention, la mémoire, l’apprentissage et le traitement de l’information de la personne affectée. Ces déficits sont souvent présents dès le début de la maladie et diminuent la capacité de la personne à réagir de manière appropriée avec son milieu.

Maladie neurologique qui se traduit par une activité électrique anormale du cerveau, l’épilepsie touche surtout les enfants, les adolescents et les personnes âgées à des degrés divers. Les causes sont dans certains cas génétiques, mais dans la plupart des cas elles ne sont pas identifiées. Dans le cerveau, il existe des milliards de cellules nerveuses et chacune d’entre elles émet des prolongements qui transmettent des messages aux autres cellules nerveuses ou en reçoivent de ces dernières. Ces prolongements libèrent des substances chimiques appelées neurotransmetteurs qui acheminent les messages d’une cellule à l’autre. Chez les personnes atteintes de schizophrénie, ce système de communication fonctionne mal.

En cas de troubles de comportement chez une personne, la première chose à faire est de lui offrir des soins adéquats. Mais, il faut préciser que la pénurie de centres spécialisés de prise en charge est aussi réelle. Sur ce plan, le ministère togolais de la Santé se penche davantage sur la question vu la recrudescence de ces pathologies et l’augmentation de « fous » dans les rues de Lomé. En fait, ces personnes sont de véritables dangers sociaux.

Selon les informations, une étude est actuellement menée pour mettre en place au besoin des unités spécialisées et mobiles en vue de la prise en charge de ces malades errant dans les rues. Un diagnostic pourrait être fait sur place et des soins être prodigués. Ce pourrait être une première étape modeste avant la création d’hôpitaux psychiatriques en nombre suffisant pour répondre aux besoins.

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Umalis