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Menacés par les réseaux sociaux, les médias pourront-ils être sauvés du naufrage ?

Facebook, Twitter, messagerie Whatsapp… sont devenus aujourd’hui des canaux d’information. Rivalisant avec les médias traditionnels qui ont leurs propres styles de traitement des informations, les réseaux sociaux offrent des scoops qui étanchent quelque peu la soif du public de plus en plus habitué à l’instantanéité. Face à cette profusion de flash-infos, qu’ont la presse écrite, la radio ou la télévision à offrir ?

L’avènement d’internet et le développement des applications mobiles ont créé un nouveau monde dans lequel les médias traditionnels sont âprement concurrencés par le streaming et perdent chaque jour un peu plus de terrain au profit des médias en ligne. Au-delà de la menace technologique, c’est aussi une question de crise de confiance entre les médias traditionnels et le public. Avec l’arrivée d’internet, la presse écrite, la radio et la télévision ont failli à leur vocation première et trahit le public qui ne jurait que par elles.

Aujourd’hui, le risque de fake news est plus que jamais réel et cela a fait perdre de repère au public qui ne se retrouve plus dans cette avalanche d’informations. Vu que dans la plupart des cas, les médias traditionnels n’étant pas en mesure de répondre aux attentes du public se contentent simplement de reprendre ses informations qui ne sont pas toujours vérifiées. Par rapport à l’information médiatique, de plus en plus de personnes déclarent ne pas savoir faire la différence entre du bon journalisme et des rumeurs. De même, discerner une information produite par une organisation médiatique respectable d’une fake news est devenu de plus en plus difficile. Résultat : un désintérêt général pour l’information.

En effet, les médias traditionnels sont plus à l’affût des breaking news plutôt que d’une information précise et vérifiée. Au lieu de rendre compte des évènements, ils se laissent influencer par une idéologie ou une prise de position politique. Alors que les médias se doivent de fournir une information factuelle, précise. De la part du public, c’est plutôt un intérêt pour la connaissance, une vraie quête de crédibilité qui est observé. En effet, chaque média doit contribuer à l’éducation de la population.

Le gouvernement envisage donc de réformer l’univers médiatique togolais. Vendredi dernier en conseil des ministres, les responsables des départements impliqués à savoir le ministère de la communication et celui de l’Economie numérique ont insisté sur la nécessité d’élaborer une loi-cadre susceptible de définir les objectifs et préserver la nature des médias publics. Des démarches sont en cours pour l’élaboration d’un projet de loi qui prendra en compte le nouveau rôle que devra jouer la HAAC (Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication) dans ce nouvel environnement.

 

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