Politique

Togo / Eric Dupuy du parti ANC à Faure Gnassingbé : « Quand on dirige un pays, on sert le peuple »

Lors d’une intervention ce samedi dans l’émission « l’œil du week-end » de la radio Victoire FM, Eric Dupuy, Conseiller du chef de file de l’opposition et Chargé de la communication du parti, a donné son opinion sur les mouvements sociaux qui s’annoncent et le dialogue politique qui tarde à se concrétiser.

Le ministre ghanéen de la sécurité, Albert Kan-Dapaah, Chef de la délégation qui devait mener les discussions entre les deux protagonistes de la crise sociopolitique togolaise a expliqué au Chef de file de l’opposition qu’il ne serait disponible qu’après le Sommet des chefs d’Etat d’Addis-Abeba, selon les propos d’Eric Dupuy. Ainsi, le dialogue politique annoncé pour se tenir entre les 23 et 26 janvier derniers est loin de devenir réalité de sitôt.

Par ailleurs, la semaine prochaine s’annonce très mouvementée au Togo. La coalition des 14 partis politiques de l’opposition descendra dans les rues les 31 janvier, 1er et 3 février prochains pour exiger le retour à la Constitution originelle de 1992 tandis que les praticiens hospitaliers et les enseignants exprimeront successivement leur mal-être social à travers une grève les 31 janvier et 1er février puis les mardi 30 janvier au jeudi 1er février pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail.

Pour Eric Dupuy, la responsabilité de ses crises sociales repose principalement sur Faure Gnassingbé. « Quand on dirige un pays, on sert le peuple, on n’est pas là pour s’enrichir au dépend des populations. Cela fait des années que les médecins et les enseignants se plaignent de leurs conditions de vie et de travail », a-t-il indiqué.

« La présidence de la République a connu en termes de prévision, une augmentation passant de 19 milliards à 21,6 milliards de francs CFA. Or en 2005, la présidence devrait tourner autour de 4 milliards. Le ministère de la défense va de 8 à 16 milliards, le ministère du développement à la base passe de 20 à 21,3 milliards, le ministère de l’agriculture de 47 à 68,2 milliards. Pendant ce temps-là les budgets des ministères de la santé, de l’enseignement technique et de la sécurité sont en baisse d’environ 2 milliards », a-t-il ajouté. Cet homme politique quant à lui ne dénote aucune volonté de la part du président de la République.

Commentaire d'article

Umalis