Santé

Le SYNPHOT annonce une gréve de deux jours la semaine prochaine

« Il y a plus de quatre ans que le scanner n’existe pas au CHU Sylvanus Olympio qui est notre centre de référence. On n’a même pas d’ambulance médicale pour transporter les malades. On met des malades dans des taxis pour aller faire le scanner en ville, et à la fin le malade revient presque mort. Et on dit qu’il est décédé au CHU ».

C’est l’une des raisons qui explique ces derniers mouvements d’humeur (sit-in) du personnel de santé, selon Ali Bana, Secrétaire général du SYNPHOT. Ces praticiens hospitaliers annoncent d’ailleurs une grève de deux jours la semaine prochaine. Les 31 janvier et 1er février, les agents de santé des CHU, CHR, CHP, USP et autres structures sanitaires, vont cesser toute activité.

D’après le secrétaire général du Syndicat des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT), outre le manque d’infrastructures sanitaires adéquates, le personnel soignant est mal traité. « Il y a beaucoup d’analyses que nous ne faisons pas. Tu viens au CHU où normalement tu es supposé avoir tous les soins, on dit qu’on ne peut pas faire ça à Tokoin. Les patients sont obligés d’aller faire les analyses en ville dans les laboratoires privés. Ce qui fait qu’il y a un manque à gagner. Si je dis manque à gagner, c’est sur le plan médical, la prise en charge du malade. En médecine, les secondes sont très importantes pour sauver un malade. Le temps de sortir de l’hôpital pour aller faire les analyses ailleurs, l’état du malade s’aggrave, et malheureusement il décède. Mais la population ne sachant pas ce qui se passe, pour elle, c’est l’agent de santé qui ne fait pas son travail », s’est-il indigné.

En tout cas, le syndicat compte aller jusqu’au bout pour avoir gain de cause.

Commentaire d'article

Umalis