Politique

Le 25 janvier 1993 ou le massacre de Fréau Jardin, une page sombre de l’histoire du Togo

25 janvier 1993, une date qui restera à jamais gravée dans la mémoire des togolais, surtout les familles des victimes. Ce fut le jour où des dizaines de togolais épris de liberté et de démocratie ont laissé leur vie. Ce fut le massacre de Fréau Jardin.

Ce 25 janvier 1993, une foule de togolais s’était réunie à Fréau jardin pour une manifestation pacifique à l’appel de l’opposition réunie au sein du Collectif de l’opposition démocratique (COD II). La manifestation avait pour but d’exiger du feu général Gnassingbé Eyadéma, le respect des différents accords issus des négociations.

Alors même que la manifestation a débuté, des tirs ont commencé par résonner. Plusieurs pertes en vies humaines avaient été déplorées de même que la disparition de certains corps. Et dans cette affaire sombre de l’histoire du Togo, des personnes à la solde du régime d’Eyadéma dont,  feu Colonel Yoma Narcisse Doua avaient été cités.

A l’époque, il était accusé d’être l’instigateur du massacre de Fréau Jardin. Il dirigeait une unité appelée « brigade rouge », qui était appuyé par des miliciens du régime selon les informations. Il est également cité dans ce dossier le nom du président de l’OBUTS, Agbéyomé Kodjo, ministre de l’intérieur à l’époque. « Il aurait été le cerveau de ce massacre du 25 janvier 1993, suivi de la répression de la population dans la capitale le 30 janvier de la même année. Ce qui a contraint des centaines de milliers de Togolais à l’exil », avait-on rapporté.

Jusqu’à ce jour, cette affaire n’a jamais été élucidée. Agbéyomé Kodjo, lui lors des audiences de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), a nié toute implication dans ce dossier, ce qui bien évidemment n’a pas convaincu les anciens membres du COD II. Cette page sombre de l’histoire du Togo n’a jamais été fermée, puisque les instigateurs du massacre n’ont toujours pas été arrêtés et jugés.

25 ans après ce massacre, les togolais s’en souviennent comme si c’était hier.

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