Economie

Cinq (5) mois de crise politique au Togo : Les secteurs formels et informels en pâtissent sérieusement !

Selon les estimations, la crise sociopolitique dans laquelle est plongé le Togo depuis le mois d’août 2017 aurait fait perdre à l’économie du pays entre 80 et 100 milliards. D’autres observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à mettre la barre plus haute. Si l’on considère la santé économique du pays, cela représente sans nul doute une grosse perte et un gouffre qui sera difficile à combler une fois la crise terminée.

Depuis l’organisation le 19 août 2017 des manifestations synchronisées au Togo et à la diaspora par le Parti National Panafricain (PNP), l’actualité sociopolitique est toujours mouvementée. Des manifestations de rue organisées à une fréquence quasi-hebdomadaire, le lancement à deux reprises d’un mot d’ordre de « Togo mort » ainsi que les pertes en vies humaines et autres dégâts matériels découlant de ces situations ont eu pour impact de dresser sur le pays tout entier un climat de morosité et de tension palpable qui ne favorise pas le développement des affaires économiques.

Dans cette situation, les petits commerçants et les acteurs du secteur informel se plaignent des répercussions de la crise politique. En effet, les jours où les manifestations de rue sont organisées, les activités commerciales connaissent également un ralentissement. « Je ne suis pas contre le changement pour lequel lutte l’opposition. Mais, les marches nous empêchent de vaquer tranquillement à nos occupations. Je parle de nous qui vivons au jour le jour sur la base des recettes que nous faisons au marché », confie une revendeuse de friperie au Grand marché d’Adawlato. Et une autre de renchérir, « si ces marches vont donner un résultat positif, il n’y a pas de problème. Mais, si nous allons subir et après les marches vont fatiguer les gens puis la situation ne va pas changer, la galère va s’empirer encore ».

Les acteurs du secteur formel ne sont pas exemptés non plus des conséquences de la crise sociopolitique. Les institutions financières en partenariat avec le Togo à l’instar de la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI) ou la Banque Africaine de Développement (BAD) ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation économique de plus en plus dégradante du Togo.

Par conséquent, l’heure est grave. Il y a l’urgence pour les acteurs politiques de trouver un compromis dans le sens de l’apaisement et du retour d’un climat de paix sociale susceptible de relancer l’économie.

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Umalis