Politique

Togo/ Crise au sein de FPD : Djimon Oré donne sa version des faits

Le président du Front des Patriotes pour la Démocratie(FPD) s’est prononcé sur les informations qui circulent depuis quelques jours sur une supposée crise au sein de son parti. A en croire Djimon Oré , le parti se porte bien. Les rumeurs colportées seraient, selon lui, des informations infondées.

L’ancien membre de l’UFC a abordé la question au cours d’une interview publiée sur le site Global actu. Djimon Oré explique que les allégations spéculées sont relatives à une série de sanctions qu’il aurait adressées à certains membres du parti.

«  J’ai fait créer le FPD sur la base d’une conviction très profonde. (…) J’ai pris l’initiative et il y a certains qui, par opportunisme, ont couru après moi. Le fond du problème, c’est que les gens ont été instrumentalisés de l’extérieur pour déstabiliser le FPD mais ils ont été suspendus réglementairement. Personne n’a quitté le FPD mais ce sont des sanctionnés », explique t-il.

L’ancien ministre a d’ailleurs été très précis sur les faits. « Un certain Koudodji qui par respect était secrétaire général, est venu me voir en début de l’année 2016, comme quoi, il fréquente un centre de prière et que la patronne de ce centre a reçu une vision me concernant. Et que si nous deux (lui et moi) nous ne quittons pas le pays dans 48 heures, nous serions tués. Je lui ai dit de venir à la réunion du comité directeur pour faire le compte rendu et ensemble nous allons analyser pour voir les positions à prendre. Il rentre la nuit et il m’appelle pour me dire qu’il sera trop tard puisque c’était un lundi et les réunions du comité se tiennent les mercredis. Je lui ai dit que, moi politique convaincu et en plus député à l’Assemblée nationale, je ne peux aller en exil de cette façon sur la base d’une quelconque vision d’une responsable d’un centre de prière. Et donc, je suis là, si on m’assassine, l’opinion nationale et internationale va en juger.

Depuis ce jour, il a disparu. Une semaine après, c’est le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui m’approcha pour me dire qu’ils ont reçu une information selon laquelle le secrétaire général de mon parti serait menacé et qu’il serait en fuite. Je lui ai dit que si c’était le cas, c’est au parti de saisir les organisations idoines ».

Djimon Oré est, par la même occasion, revenu sur les circonstances de départ d’un autre membre du parti. « Le deuxième, c’est Timessé Gbéa, un des vice-présidents. Je ne voudrais pas m’attarder sur ses écarts de comportement. Un parti politique est un tout ; c’est une vision et une ligne à respecter. Il a été à maintes reprises rappelé à l’ordre. (…) Dans le mois de septembre 2017, il s’est permis, sans avoir informé le président du parti, ni qui que ce soit, d’aller à la marche de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Ce n’est pas grave parce qu’il y est allé comme un individu, pas au nom du parti. Mais il s’est permis de m’appeler lorsqu’il était dans la foule, pour me dire qu’il était avec mes aînés et mes collègues de l’opposition et qu’ils vont en finir avec Faure Gnassingbé. Il m’a aussi dit de courir vite les rejoindre sinon, ce serait trop tard pour moi. Je lui ai raccroché au nez. Il a été convoqué, a reconnu que c’était trop grave ce qu’il a fait mais on n’a pas voulu l’exclure et il a été suspendu réglementairement en octobre 2017 », a révélé le président du FPD avant de s’indigner.

« Ils sont trois à être sanctionnés. Je ne comprends pas pourquoi on parle des gens sanctionnés des années et mois durant en janvier 2018 pour dire qu’il y a des défections au sein du FPD. C’est pour faire du bruit pour rien parce qu’on ne sait même plus par où attaquer Djimon Oré ».

 

 

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