Politique

Togo/ Cet ancien membre de l’UFC n’épouse pas la vision des 14 partis politiques de l’opposition

Dans une interview publiée ce 16 janvier, Djimon Oré, ex membre de l’UFC et président du Front des Démocrates pour le changement, dit ne pas adhérer à la démarche des 14 partis politiques de l’opposition. Selon lui, toute cette lutte est perdue d’avance sans la mise en place d’un gouvernement de transition politique.

Dans ses propos, Djimon Ore a clairement expliqué la position de son parti. « Un parti politique est construit sur la base d’une vision. On se met ensemble avec d’autres partis après discussions sur ce qui constitue les b-a-bas du regroupement. (…) le FPD a une vision clairement établie: c’est tenir une transition politique et la fin totale du système des Gnassingbé. Et sur cette base, nous avons un programme d’action ».

Le FPD depuis sa création dit qu’il faut une transition politique pour résoudre tous les problèmes, y compris le problème constitutionnel. Nous ne pouvons pas sauter dans la rue pour parler d’autres choses que notre vision. Le retour à la Constitution de 1992 et le vote de la diaspora n’engagent que le PNP », a ajouté Djimon Oré.

Selon le FPD , il faut une transition politique pour résoudre tous les problèmes du Togo, notamment « le problème d’armistice à accorder à Faure Gnassingbé et aux tenants du régime pour qu’il n’y ait pas de chasse aux sorcières ; le problème constitutionnel avec une constitution qui doit prendre en compte le caractère républicain de l’armée, des services de sécurité et de l’administration publique, une constitution qui doit prendre en compte le mécanisme de répartition équitable des richesses du pays. Il faut une nouvelle constitution via une constituante », a estimé l’ex ministre de la communication.

Sur la question, le président du FPD estime que le dialogue ne résoudra rien à la crise togolaise. « Un dialogue ne conduit pas à une transition politique, nulle part. C’est de l’amusement. Comme le FPD ne croit pas à une action coercitive de la CEDEAO par rapport à l’exécutif togolais, il ne croit pas non plus à une médiation d’un chef d’Etat guinéen ou ghanéen pour venir décider ici. Il y a eu plus de 20 dialogues et ils n’ont rien donné ».

L’organisation d’un dialogue servira juste à « amuser la galerie »,a ironisé Djimon Oré.

 

 

Commentaire d'article

Umalis