Politique

Crise politique au Togo : Respect ou non des préalables ? un dialogue de sourds entre pouvoir et opposition

Des manifestations synchronisées organisées au Togo et dans la diaspora le 19 août 2017 ont signé le début de la crise sociopolitique au Togo. Après plusieurs semaines de tensions, un dialogue politique est annoncé pour décrisper l’atmosphère politique et sociale dans le pays. Mais depuis, c’est le statut quo. Les deux protagonistes s’en tiennent fermement à leurs positions respectives.

« Nous voulons que le régime en place satisfasse aux préalables que nous avons exigé avant la tenue de toute discussion en vue de la fin de la crise au Togo », tonnent les responsables de la Coalition des 14 partis de l’opposition, organisatrice des manifestations de rue au Togo depuis plusieurs mois déjà. De son côté, le pouvoir en place estime avoir satisfait dans la limite du possible ces exigences de l’opposition notamment la libération d’une soixantaine de détenus, le casernement de l’armée et le retour de la police et gendarmerie etc…

Selon le communiqué de presse rendu public par la présidence guinéenne sur la rencontre avec les émissaires de la Coalition des 14, l’opposition continue d’affirmer que ses exigences par rapport à la libération de tous les détenus, la levée des mesures judiciaires imposées à certains cadres de l’opposition dans le cadre des affaires des incendies, la levée de la mesure de l’état de siège dans certaines villes, le casernement de l’armée, l’autorisation des manifestations dans certaines villes du nord, etc… n’ont pas été satisfaites dans leur totalité.

Malgré les appels des partenaires, des institutions diplomatiques et des médiateurs pour l’ouverture d’un dialogue politique au Togo, les divergences entre pouvoir et opposition sont loin de terminer. Il se pose un problème de la confiance mutuelle entre les deux camps.

Pour l’heure, rien ne semble présager que le dialogue prévu sur la semaine prochaine aura effectivement lieu.

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Umalis