Politique

Préalables de l’opposition : Le président Alpha Condé compte « forcer la main au gouvernement togolais »

Après celle de Paris, cette deuxième rencontre des responsables de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition avec le Président en exercice de l’Union Africaine, Alpha Condé a été fructueuse et porteuse d’espoir quant à la tenue effective du dialogue politique au Togo dans les prochains jours. Les discussions ont eu lieu ce lundi à Conakry.

Il est à noter un point d’avancement dans le processus de l’organisation du dialogue politique sensé mettre une fin définitive à la crise sociopolitique qui paralyse le pays de Faure Gnassingbé depuis 5 mois. Selon des sources bien introduites, les échanges entre la délégation de la Coalition des 14 partis de l’opposition (Tikpi Atchadam, Jean-Pierre Fabre, Brigitte Adjamagbo-Johnson, Aimé Gogué, Dodji Apevon) et le président guinéen Alpha Conde ont porté sur les mesures d’apaisement exigées par l’opposition avant l’ouverture du dialogue.

En effet, la libération sans condition des détenus politiques et des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations de rue, la levée de l’état de siège sur certaines villes de l’intérieur du pays (notamment Mango, Bafilo et Sokodé) sont l’essentiel des conditions exigées par la Coalition des 14 avant de s’asseoir autour de la table des discussions. Cependant, le pouvoir en place est réticent à se plier à ces préalables. Selon des informations issues d’enquêtes, près d’une centaine de prisonniers et militants de l’opposition arrêtés lors des manifestations pacifiques croupissent encore sous les verrous. Par ailleurs, la levée de siège dans les villes concernées n’est pas toujours effective.

Selon des sources proches de la délégation de la Coalition des 14, le président guinéen Alpha Conde aurait pris la résolution d’intervenir auprès du gouvernement togolais, afin que ce dernier puisse satisfaire aux préalables de l’opposition pour un dialogue apaisé de sortie de crise.

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Umalis