Politique

Togo / Un peu d’eau dans le vin du pouvoir en place pour qu’advienne le dialogue politique ?

Annoncé pour le courant du mois de décembre 2017, le dialogue politique tarde toujours à se concrétiser tant les positions des protagonistes sont catégoriques. L’opposition exige le respect de certains préalables avant d’accepter s’asseoir autour de la table des discussions. Le pouvoir semble passer à autre chose : le référendum, les élections législatives et locales sont désormais sa priorité.

Plusieurs Chefs d’Etat de la sous-région ouest africaine s’étaient impliqués dans le processus de l’organisation du dialogue politique devant mettre fin à la crise sociopolitique. Cependant, les va-et-vient des responsables de la Coalition des 14 partis de l’opposition, organisatrice des manifestations de contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé, et les rencontres avec ces présidents de pays voisins du Togo n’ont jusqu’alors abouti à aucun résultat palpable. C’est dans ce même sens que 5 responsables de la Coalition rencontrent cette semaine le président guinééen Alpha Condé et le président ghanéen, Nana Akufo-Addo. Doit-on s’attendre à une évolution de la situation demeurée depuis des mois au statu quo ?

Selon des indiscrétions, la médiation exigerait désormais du parti au pouvoir de faire un compromis afin que la tension baisse entre les deux parties en vue d’un dialogue politique pacifique. Anxieux et impatient à cause des tâtonnements, le parti au pouvoir met à profit cette trêve pour organiser en douce le référendum, tel qu’annoncé par le Chef de l’État, Faure Gnassingbé dans son message à la Nation le 03 Janvier 2018.

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Umalis