Société

Togo/ De la nécessité de réviser la loi BODJONA : Une doléance du CJD et du MJP

Au cours d’un meeting de sensibilisation tenu ce samedi 25 novembre à l’endroit des jeunes du quartier d’Adéwui à Lomé, le Collectif des jeunes pour le développement (CJD) et le Mouvement des jeunes pour la paix (MJP) ont fait des propositions concernant les manifestations au Togo.  Selon les deux associations, la loi « Bodjona » devrait être révisée afin que des précisions sur les conditions de manifestations, et surtout les responsabilités pénales des organisateurs devant les dégâts et les victimes, soient plus strictes.

 La loi dite « bodjona » votée en 2011 est une loi relative aux  libertés de réunion et de manifestation publiques pacifiques. Elle a été établie après des débats houleux par  les députés togolais sur initiative de M. Pascal Bodjona, alors ministre de l’Administration territoriale qui avait mené à destination ce projet de loi pour « combler un vide juridique » dans la régulation des manifestations publiques au Togo.

Selon cette loi , toute personne ou organisation est libre de mener des manifestations sur le territoire togolais, à condition de respecter un certain nombre de  contraintes. « Toute réunion ou manifestation pacifique sur la voie publique et dans les lieux publics est soumise à une déclaration préalable écrite au ministre chargé de l’administration territoriale pour les réunions ou manifestations à caractère national ou de portée internationale, au gouvernement ou au préfet territorialement compétent dans les autres cas, au maire de la commune concernée, le cas échéant ».
« Les réunions ou les manifestations pacifiques sur la voie publique ne peuvent se tenir avant 6 heures et au-delà de 22 heures. Toutefois, des dérogations justifiées, peuvent être accordées lorsqu’elles ne portent pas atteinte à l’ordre public », souligne le texte.

Toutefois, pour le CJD et le MJP, les termes de ces articles devraient être revus. « Les manifestations de rue ont suffisamment causé du tort à la jeunesse togolaise. Elles ont détourné de nombreux jeunes de la préparation de leur avenir et causé la mort d’autres, elles ont entamé le tissu économique et remis en cause l’espoir des jeunes qui n’en peuvent plus de voir les investisseurs reporter leur déplacement à Lomé », expliquent les deux organisations dans leur la déclaration finale des deux (2) organisations initiatrices du meeting.

Selon ces derniers, des « mesures idoines » doivent donc  être prises par le gouvernement, pour « mettre fin aux manifestations violentes qui ont entamé dangereusement l’économie du pays ».

 

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Umalis