Faits divers Jeunesse et emploi

Des offres d’emplois « fictifs », le nouveau business très juteux des escrocs au Togo: Vigilance !

Pendant que le chômage est un mal de société qui ronge la jeunesse togolaise, des individus profitent de cette situation pour donner à ceux qui n’ont pas d’emploi l’idée de jobs irréalistes. Ces derniers, dans leur éternelle soif de travail, deviennent des proies faciles pour ces prédateurs qui ne lésinent pas sur les moyens de les dépouiller des quelques sous qu’ils ont.

En effet, des plateformes sont spécialement créées pour diffuser des fausses offres d’emploi. Cela est devenu presque trop facile avec les réseaux sociaux et la messagerie instantanée de Whatsapp, qui sont l’apanage des jeunes togolais au chômage. On ne sait jamais d’où viendra le bonheur, dit-on. Une simple information d’appel d’offres suffit pour les appâter. Ils se précipitent pour rassembler leurs diplômes et aller à la rencontre du destin.

C’est ainsi que dans la matinée de jeudi dernier, des centaines de jeunes se sont retrouvés au stade de Kégué pour un recrutement fictif dans le cadre de travaux de réhabilitation du stade. La plupart d’entre eux étaient tirés à quatre épingles, veste et cravate, les yeux brillants et la tête bouillonnant de rêves longtemps interdits.

Quelle ne fut leur désillusion de se rendre compte qu’ils ont été dupés ! Selon la fausse annonce, des maîtres d’œuvre seraient à la recherche d’ouvriers pour les travaux de réhabilitation du stade de Kégué. Ceux qui n’ont eu aucune formation seront payés à 54 000 FCFA et les diplômés à 105 000 FCFA. A l’heure où la crise socioéconomique semble être à son paroxysme au Togo, il ne peut y avoir proposition plus intéressante.

Informé de la situation, le ministre en charge du Sport a rendu public un communiqué qui précise qu’il ne « s’agit que d’un canular créé sur les réseaux sociaux aux fins d’escroquerie ». Cette situation n’est, malheureusement, qu’un cas parmi tant d’autres. Il arrive parfois que de fausses offres d’emploi soient diffusées dans le seul but de récolter les frais d’études de dossier qui, vu l’affluence des jeunes chômeurs, constituent des sommes colossales.

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Umalis