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Togo/ Parti au pouvoir VS Opposition: La « guerre » médiatique est ouverte!

conflit Twitter

Les protagonistes de la crise togolaise s’activent ces derniers jours pour la mise en place d’un dialogue en vue de trouver une issue. Mais loin de la scène politique, un autre conflit, subtil, sournois mais féroce, a atteint son paroxysme. Aujourd’hui, l’opposition togolaise et le pouvoir en place, sans se parler s’envoient des messages, sans se frôler s’atteignent, et sans se violenter se blessent… C’est la magie des TIC. Progressivement ses effets « mythiques » semblent « hypnotiser » les deux camps.

La puissance médiatique n’est aujourd’hui plus à démontrer. Son pouvoir et sa portée sont depuis des lustres utilisés pour manipuler, désinformer ou mobiliser. Toutefois , le contrôle des médias était réservée à une certaine élite : les autorités et les intellectuels. Aujourd’hui, l’arrivée des TIC, surtout des réseaux sociaux a libéralisé l’information. Chacun est libre d’informer, partager son opinion, prendre position etc. Les autorités togolaises conscientes de cette opportunité ont saisi l’occasion.

Il se susurre que des « missionnaires » ont investi les réseaux sociaux sous la bonne conduite des autorités togolaises qui feraient  couler périodiquement des sommes d’argent pour les maintenir « motivés » . Subitement des jeunes sont devenus épris du président de la république togolaise et de sa politique. Ils relaient toutes ses activités, félicitent ses moindres gestes. Montages exagérés, post élogieux (frisant l’adoration), tous les moyens sont bons pour défendre la cause du pouvoir.  Vrai ou faux. Impossible de le confirmer.

Toutefois, on remarque ces derniers mois un attachement du parti présidentiel aux nouvelles technologies, des projets numériques sont  en vogue et récemment une formation des jeunes militants Unir a été organisée. Un site officiel Unir.tg a été même mis en place pour relayer toutes les activités du parti.

Du coté de l’opposition les moyens sont plus ou moins différents même si la donne reste la même. Sans doute, limitée par un manque de moyens,  les « missionnaires » de l’opposition, eux, se rabattent sur les medias traditionnels : journaux écrits, radios privées (émissions), et presses en lignes. Cette dernière catégorie de media est la plus prisée. Avec la naissance d’une multitude de presse en ligne non encore réglementés, les plumes se déchainent.  À travers des pseudos articles, les cadres du gouvernement sont vilipendés, injuriés, calomniés ou ridiculement  caricaturés.

A ce jour, aucun obstacle susceptible d‘imposer un minimum élémentaire d’équité médiatique n’arrête les « militants » respectifs.

Entre un camp ultra « numérisé » et l’autre ultra « déchainé », la lutte continue de plus belle…

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Umalis