Technologie

TIC/ Cina Lawson accusée d’avoir commis « un crime économique ». Que lui reproche t-on?

La ministre des Postes et de l’Economie numérique Cina Lawson est depuis quelques jours pointée du doigt par des acteurs de l’économie togolaise. Pour cause, son ministère a fait publier dans le quotidien national Togo-Presse un avis d’Appel d’offre concernant l’installation et la mise en service d’une solution de messagerie collaborative au profit de l’administration publique. Que contient cet appel d’offres ?

Le sujet publié par le quotidien Liberté est au centre de tous les débats. En effet, il s’agit de la publication d’un appel d’offres relatif  à l’installation et la mise en service d’une solution de messagerie collaborative au profit de l’administration publique qui est un outil incontournable dans toutes les structures. Cette mesure constitue en quelque sorte le socle sur lequel s’appuient  les administrations,  associations, collectivité locale ou entreprise dans la gestion de leurs organisations. Elle est bien souvent utile dans l’envoi ou la réception de courriels, la gestion de carnets d’adresse de contacts privés et partagés et  l’agenda personnel pour l’organisation de réunion.

Le bémol dans cet appel d’offres (numéro AAOR N°001/2017/MPEN/CAB/PRMP publié dans le quotidien Togo-Presse N°10165 du 15 novembre 2017) est que les sociétés figurant sur la liste sont toutes étrangères, alors que pour les spécialistes du domaine, il y a plusieurs sociétés togolaises qui sont en mesure de soumissionner à ce marché.

« Ce projet ne nécessite même plus l’achat de matériel, puisqu’il y a le projet e-gov qui a installé le matériel dont on peut se servir et le projet Data Center qui a sûrement des machines aussi. Il suffit de trouver le logiciel serveur qui sera soit payant ou une version libre, faire la configuration et former les potentiels utilisateurs à son fonctionnement. C’est tout et c’est très simple. On n’a pas besoin de faire appel à des sociétés occidentales pour la réalisation de ce projet. Le Togo regorge de beaucoup de jeunes ingénieurs et des sociétés capables de faire cette installation », souligne un ingénieur télécom, cité par le quotidien.

Ce penchant pour les sociétés étrangères provoque par ailleurs une surenchère du projet. Ce qui devrait coûter entre 200 ou 300 millions va finalement revenir à près d’un milliard pour le contribuable togolais, estime t-on .On crie donc au « scandale » et on dénonce « un crime contre l’économie nationale » au sein de la classe économique.

Notons que ce sont les structures étrangères. LINAGORA, BlueMind, Wirepick, Alt-N Technologies, Alinto, Altiore TECHNOLOGIE Alma, PowerMail,qui sont retenues sur la liste.

 

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