Education

Grèves à répétition dans le secteur de l’éducation au Togo : D’où viendra le salut ?

L’année académique 2016-2017 a été bouleversée par des mots d’ordre de grève des enseignants et des sit-in. Alors que le gouvernement avait promis que cette nouvelle année académique se déroulera dans le calme, c’est plutôt le contraire qui risque de se produire vu que les mots d’ordre de grève se multiplient déjà dès cette rentrée.

Toujours insatisfaits, les fonctionnaires de l’enseignement public lancent des mots d’ordre de grève sur toute l’étendue du territoire national. Sur leur plateforme revendicative, il serait question de meilleures conditions de travail essentiellement l’adoption du statut particulier de l’enseignant. Lors d’une réunion le vendredi dernier au siège du Conseil National de Dialogue Social (CNDS), syndicats et autres acteurs de l’éducation, autorités et organisations de la société civile ont relevé les réalités actuelles du secteur de l’éducation au Togo et élaboré les approches de solution.

Les enseignants ont reconnu les efforts entrepris par le gouvernement conformément à leur plateforme revendicative, notamment l’intégration prévue pour début 2018 de 2000 enseignants du confessionnel. Cependant, ils exigent du gouvernement, une copie de la mouture du statut particulier élaboré par une commission spéciale mise en place, afin de s’assurer si le document a réellement pris en compte, leurs recommandations et amendements.

C’est d’ailleurs ce qui est à l’origine d’une grève de trois (3) jours organisée par les enseignants sur toute l’étendue du territoire national. Au sortir de la réunion de ce lundi, le Coordonnateur de la Coordination des Syndicats de l’Education au Togo (Cset), Atsu Atcha, a laissé entendre que le Conseil National de Dialogue Social (CNDS) reste leur dernier recours.

« Aujourd’hui, nous comptons sur le CNDS qui est, au niveau de tout état, l’instance suprême pour les dialogues sociaux. Nous espérons donc qu’il fera rapidement des recommandations qui prendront en compte ce que nous avons dit. Cela va constituer de fait, une porte de sortie, si le gouvernement arrivait véritablement à aller dans ce sens », a-t-il expliqué.

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Umalis