Politique

Togo : L’ANC n’accompagnera pas le programme de réparation des victimes

Le premier ministre Komi Sélom Klassou, au lancement du programme de réparation des victimes des violences sociopolitiques de 1958 à 2005 le vendredi dernier, a appelé tous les acteurs politiques à accompagner le processus.

L’Alliance nationale pour le changement de Jean-Pierre Fabre ne compte pas répondre à cet appel. Ce lundi 27 mars, sur la radio Victoire Fm, le chargé aux affaires politiques dudit parti, Edem Abalo Atantsi (Photo ci-contre), a laissé entendre ceci ; «le programme de réparations n’apaisera pas les cœurs puisque les gens, consciemment, continuent par tuer ».

Edem Abalo Atantsi, fait allusion à la victime du 29 février dernier, lors des manifestations spontanées des conducteurs de taxi suite à l’augmentation des prix des produits pétroliers.

« C’est un responsable d’unité qui a abattu le jeune homme. Il était sûr qu’en le faisant, il n’y aura pas de sanction. On ne peut pas pardonner dans ces conditions. Selon les informations, on leur dit que lorsque les gens sont en train de manifester, il faut tuer un ou deux et ils vont se taire », a-t-il déclaré.

Pour l’homme politique, l’ANC ne croit pas en ce programme de réparations des victimes. Il précise que pour le cas du Togo, ce qu’il faut privilégier est la justice classique. Dans ce sens, les présumés auteurs qui, selon lui, se trouvent tous dans le parti au pouvoir, doivent reconnaître leur tort.

C’est un élément important et fondamental pour la réconciliation au Togo.

 

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Umalis