Education

Togo / Crise dans l’enseignement : Fin du groupe de travail, et alors ?

Depuis le début de cette année scolaire, le secteur éducatif togolais est plongé dans une paralysie qui est loin de trouver un vrai dénouement. En effet, un groupe de travail a été créé sur initiative du Premier ministre, Selom Klassou, afin « de mieux réfléchir et trouver des solutions aux problèmes qui minent ce secteur ». Toutefois, les multiples rencontres et échanges initiés n’ont finalement donné pour résultat que déception et colère chez les enseignants.

Selon le souhait du Premier ministre, ce groupe de travail permettra que « sans délai, les propositions idoines et les préoccupations des enseignants et celles du gouvernement soient traitées de façon globale afin de garantir les acquis du secteur éducatif et de relever les nouveaux défis ».

De ces discussions qui ont duré un mois, les résultats ne répondent décidément pas aux attentes du corps enseignant. Ils ont l’impression qu’ils demeurent au point zéro. Ainsi donc, leur méthode de pression reste toujours en vigueur. En effet, selon les responsables, en plus de la grève prévue (qui commence ce 21 février), les copies de devoirs écrits et d’examen ne seront pas corrigées et les bulletins non plus remplis.

En tout, 16 recommandations ont été adressées par la partie syndicale au gouvernement. Elles portent sur les droits et devoirs de l’enseignant et de tout le personnel éducatif. Quant au statut particulier de l’enseignant, il sera finalisé dans six mois suite aux conclusions sur demande de la CSET. Voilà les conclusions d’un groupe de travail qui a duré un mois. A quoi s’attendre ? Une question demeure : Y a-t-il effectivement une volonté du gouvernement de satisfaire aux revendications des enseignants ou s’est-il agi d’une manœuvre de distraction en plus ?

Commentaire d'article

Umalis