Société

Violences contre les journalistes au Togo : Le FIACAT et l’ACAT-Togo disent « stop » !

Suite à l’attaque du journaliste Robert Avotor, rédacteur  du journal « L’alternative », , deux organisations de lutte contre la torture montent au créneau. Dans un communiqué, la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture(FIACAT) et l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture Togo (ACAT Togo) condamnent les actes orchestrés sur la personne du journaliste et invitent le gouvernement à faire la lumière sur les faits incriminés  à travers une enquête. Voici la note :

 « Stop à la violence contre les journalistes

Monsieur AVOTOR Kossi Robert, journaliste à l’Alternative, a été victime de traitements cruels, inhumains et dégradants par des éléments de la gendarmerie lors d’un reportage à Akato Viepe au Togo sur la démolition de maisons ordonnée par la Cour Suprême.

Alors que M. AVOTOR était témoin du passage à tabac d’un jeune par les forces de gendarmerie et qu’il prenait des photos de cet incident, il a été lui-même tabassé et arrêté par des gendarmes. Il affirme avoir été matraqué et tabassé avant d’être menotté et jeté à terre par des gendarmes présents sur les lieux. Ceux-ci l’ont gardé menotté pendant près de deux heures en resserrant régulièrement ses menottes dans le but de le faire souffrir et l’ont contraint à uriner dans son pantalon après lui avoir refusé l’accès aux toilettes. Il a finalement été libéré après avoir été emmené à la Gendarmerie de Sagbado et que les photos qu’il avait prises de l’incident aient été supprimées de son téléphone. L’examen médical qu’il a subi, note que M. AVOTOR a souffert de tuméfactions au bras gauche, à la face postérieure de la cuisse gauche et sur la région fessière gauche, et d’une douleur à la face externe de la cheville gauche.

La FIACAT et l’ACAT Togo condamnent fermement ces actes qui s’apparentent à des traitements cruels, inhumains et dégradants voire à des actes de torture. Conformément à ses engagements internationaux, et notamment à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ratifiée par le Togo, et à sa Constitution, le gouvernement togolais doit veiller à ce que ces faits fassent l’objet d’une enquête prompte, que les auteurs de ces actes soient punis adéquatement et proportionnellement à la gravité de ces faits et que la victime puisse obtenir compensation. En outre, la FIACAT et l’ACAT Togo estiment que ces faits constituent une entrave à l’exercice de la liberté de la presse et à la liberté d’expression, également protégée par la Constitution togolaise.

LA FIACAT et l’ACAT TOGO rappellent l’interdiction absolue de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants et appellent l’Etat togolais à mener une enquête indépendante, complète et approfondie sur ces faits et sanctionner adéquatement les auteurs de ces actes ».

 

Commentaire d'article

Umalis