Société

Togo / La population de Massouhouin dénonce un cas d’ « injustice sociale »

Ce samedi 18 février, la population de Massouhouin était face à la presse pour informer l’opinion nationale sur les dernières évolutions de l’affaire terrienne qui l’oppose à l’État depuis des années. Selon les dires de ce peuple originaire de Bè, cette affaire de spoliation des terres a commencé depuis 1977 alors que le feu président Gnassingbé Eyadéma était encore au pouvoir.

« Nous natifs de Bè, toutes nos terres font une superficie de 900 hectares. Mais l’État a déclaré la moitié d’utilité publique. C’est sur nos terres que l’État a construit la caisse jusqu’au camp RIT communément appellé Lomé II. Même l’Aéroport, le port, l’université de Lomé, le stade de Kégué, le siège de la Ftf, font aussi partie de nos terres, qui ont été déclarées d’utilité publique», a révélé un membre de la collectivité Massouhouin.

Il a ajouté : « Après cela, ils ont aussi construit sur nos terres la nouvelle présidence de la République Togolaise en plus d’avoir aussi prélevé 28 hectares comme zone de sécurité. Avec tout cela, nous n’avons rien dit. Dans les 900 hectares qui sont à nous, il ne nous reste que 450 hectares de terres ».

« Il y a quelques jours de cela, les soldats sont venus avec la délégation spéciale pour nous demander de partir. Nous sommes de Bè et la terre de Massouhouin est à nous. Aujourd’hui, on nous dit que ces terres ne nous appartiennent pas alors qu’il y a même un arrêté ministériel qui le dit clairement. Lequel arrêté avait été caché par certaines personnes mais un fils de la localité a réussi à nous le donner et depuis lors, cela nous sert de preuve », a rappelé un fils de la localité.

Un autre membre de la localité a lancé un appel et un message de mobilisation : « Nous sommes décidés et rien ne nous fera changer d’avis. On ne nous prendra plus de terre. Nous sommes prêts à mourir s’il le faut ».

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Umalis