Culture & Réligion

L’institut français du Togo ne finance plus les œuvres culturelles du pays

La France compte adopter une nouvelle politique culturelle dans les trois prochaines années. A cet effet, l’institut français du Togo verra son budget  réduit de moitié. Cette mesure dispensera les œuvres togolais de tout financement.  Une information publiée  par le site panafricain « Jeune afrique.com ».

Cette réduction du budget de l’Institut français du Togo, (ex CCF), découle de la  nouvelle orientation culturelle de la France en Afrique.
Ce recadrage de la politique culturelle française  instaure une nouvelle stratégie d’opération. Ainsi, les pays d’Afrique Caraïbe et Pacifique sont classés d’après des zones dites d’intervention prioritaire ou non. La zone prioritaire inclut 39 pays parmi lesquels figurent des Etats du continent africain. Ce sont ces pays qui toucheront la grosse part du budget alloué.
Il s’agit notamment de  l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Bénin, le Burkina, la  Côte d’Ivoire, l’  Égypte, le Madagascar, le  Mali, le Maroc, le Nigeria, la  RD Congo, le  Sénégal, et la  Tunisie.
Les responsables de l’institut classent le Togo dans la zone non prioritaire. Selon eux, le pays manque  de dynamisme culturel. Déjà en 2010, le Togo était relégué dans une zone grise considérée « pays improductif ».

On ignore pourquoi mais depuis sa relocalisation, l’Institut Français du Togo ne reçoit pas de propositions de projets culturels des artistes. « Le centre se limite à des expositions d’artistes plasticiens, quelques concerts et des conférences », remarquent les responsables.

A ce jour le budget de l’institut français s’élève à 40 millions d’euros. Un budget revu à la baisse de près de 1/5 en cinq années. Une somme qui sera une fois de plus  réduite presque de moitié avec cette nouvelle disposition.

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