Politique

Togo / Ce que pense ADDI du processus des reformes mené par le HCRRUN…

Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, le  Haut commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) mène une série de discussions avec les différents acteurs politiques du pays. Après le parti ANC, l’institution a rencontré ce 10 février les responsables de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI). Après la rencontre, le parti vient de publier un communiqué dans lequel il fait un compte rendu des discussions entre les deux parties.

Dans le communiqué sanctionnant la rencontre le parti ADDI, présidé par le professeur Aimé Gogué  a évoqué les discussions abordées, son point de vue sur le sujet ainsi que les différentes recommandations prises par le parti.

« Les discussions ont porté sur les modalités devant conduire à la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles au Togo. La présidente de la Commission a rappelé que la Commission créée par décret signé le 9 janvier 2015 vient en application de la recommandation 8 du rapport de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), elle-même, une émanation de l’Accord Politique Global (APG) signé en 2006. Selon les propos de la commission, il serait souhaitable d’entreprendre une réforme globale pour en finir une fois pour toutes avec la question des réformes » note le communiqué.

De son côté la délégation de l’ADDI a réitéré « son profond désaccord sur la composition non consensuelle de la commission et s’étonne que la Commission ne dispose pas de termes de références formels ni d’un chronogramme précis et n’ait pas de contrainte de temps ».

ADDI affirme que contrairement à la position de la commission, les réformes constitutionnelles et institutionnelles sont un processus dynamique et évolutif avec le temps, selon les exigences et la nécessité du moment. Les réflexions peuvent se faire à tout moment pour dégager une position consensuelle, la réaliser et avancer ensuite.

A l’issue des échanges, les responsables du parti ADDI affirment avoir  réitéré leur adhésion aux recommandations formulées du récent atelier sur le sujet qui ont fait l’objet d’un large consensus entre les différentes composantes sociales et politiques du Togo.

Il s’agit entre autres de la limitation du nombre de mandat à deux ; le mode de scrutin uninominal à deux (02) tours pour la présidentielle et les législatives ou encore le contrôle des comptes de campagne par la Cour des comptes.

« ADDI a recommandé que, dans un premier temps, un projet de loi constitutionnelle prenant en compte ces points de consensus soit soumis pour adoption à l’Assemblée nationale. Cette action participera à l’apaisement du climat politique et social, pour permettre d’aborder avec plus de sérénité et de manière moins conflictuelle les autres points des réformes qui nécessitent un approfondissement de la réflexion et de la concertation. Egalement que cette réforme ait lieu pendant la prochaine session parlementaire ordinaire, qui prendra fin le 30 juin 2017 », informe le parti dans son communiqué.

Pour conclure, ADDI recommande l’accélération de la mise en œuvre du point 1.2.5 de l’APG qui prescrit la mise en place d’un programme de délivrance de carte d’identité nationale (CNI) à tout Togolais et qui devra également servir dorénavant de carte d’électeur pour toute consultation électorale future.

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Umalis