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Fermeture de LCF-City Fm : Encore une grogne de plus !

La fermeture des deux organes appartenant au groupe sud media : la LCF et la radio City Fm ne cessent de susciter des réactions de part et d’autre. Cette fois, c’est le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT)  qui monte au créneau pour dénoncer la situation à travers un communiqué publié ce 07 février.

« Le SYNJIT a appris avec regret et indignation en fin de journée du lundi 06 février 2017 la notification de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), une notification suivie du retrait des fréquences à plusieurs médias du pays.

Parmi ces médias, figurent les deux structures médiatiques du groupe «Sud Média» regroupant les chaînes de télévision LCF et de Radiodiffusion City FM.

Après lecture de la lettre d’un des membres de cette institution autour de cette affaire de retrait de fréquences (en la personne du confrère Zeus Aziadouvo, courrier adressé à la Cour suprême) déclarant qu’il n’a jamais été question au cours de leur plénière de fermer LCF et City FM, dépassé le délai du 05 février 2017 ;

Considérant qu’au cours de la Conférence de Presse du jeudi 02 février 2017 au siège de la HAAC, cette institution a indiqué contre les preuves avancées par l’Administrateur délégué du groupe « Sud Média » qu’il n’a jamais été en possession d’un quelconque dossier de ces médias, alors que plusieurs éléments disent le contraire ;

Considérant que les tentatives de conciliation menées de diverses manières avec parfois la contribution des organisations professionnelles des médias se sont heurtées au refus systématique du Président de la HAAC ;
Le SYNJIT en déduit que la fermeture de LCF et City FM est une décision personnelle et unilatérale de M. Pitang TCHALLA, décision contraire à la mission et au fonctionnement de cette institution.

Considérant que dans une République où force doit être à la loi et dans laquelle personne ne doit pouvoir créer des médias de cette envergure sans passer par le respect des procédures, et que si cela en est le cas, tout ceux qui ont participé à ce coup ou l’ont approuvé ont commis une forfaiture et violé les textes de la HAAC ;

Considérant la déclaration du Président de la HAAC, M. Pitang TCHALLA, au cours de la conférence de presse précitée, et nous le citons : «J’ai participé à l’appel d’offres de 2007. Il n’y avait pas d’offre de LCF. Si on vous a dit que c’est le cas, c’est faux. Je mets au défi celui qui l’a dit. La HAAC est une institution indépendante et souveraine qui ne dépend pas de l’ART&P. Si certains ont estimé qu’en déposant leur dossier à l’ART&P, ils ont réduit le problème, c’est faux».

Considérant « l’appel à la raison et à une solution douce et acceptable » lancé par plusieurs personnes à la conférence de presse du jeudi 02 février 2017, y compris le Secrétaire général du SYNJIT, en demandant au Président de la HAAC de prendre en compte la situation de dizaines de nos camarades qui travaillent au sein du groupe « Sud Média » ;

Le SYNJIT déclare, que M. Pitang Tchalla met des camarades journalistes en chômage et porte ainsi atteinte à leurs droits économiques, précarisant un peu plus leur quotidien déjà difficile.

En conséquence, le SYNJIT appelle la HAAC à suspendre et sans délai cette décision unilatérale, et à rechercher de nouvelles voies de résolution de ce qui est devenu une équation à plusieurs inconnues.

Le SYNJIT demande à tous les camarades de rester mobilisés et de se montrer comme un seul homme contre cette atteinte à la liberté de presse dans notre pays.

Le SYNJIT déclare sa disponibilité à participer à toutes les actions jugées nécessaires par son Bureau exécutif en vue d’un retour normal de la situation ».

Fait à Lomé le 07 Février 2017

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Umalis