Société

Togo / Dérives sur les medias, fermeture d’organes en perspective…La HAAC enfonce le clou !

En conférence de presse ce jeudi 02 février, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a fait le point de la situation administrative des radios et télévisions. Il s’est agi spécialement pour l’institution de faire un état des lieux des différentes prestations des organes de presse du Togo et d’inviter  certains d’entre eux à renouveler leur autorisation d’émission.
La publicité sur les médias, l’importance de la carte professionnelle de la HAAC et la situation administrative des presses écrites sont les sujets au menu du jour.

Selon le président de la HAAC, Pitang Tchalla, ces derniers, la presse dans son ensemble n’a pas été à la hauteur du métier. « Les calomnies, la désinformation, les accusations sans preuves, les attaques à la vie privée » sont entre les dérives que Pitang Tchalla dit avoir observé sur les medias.

I l est donc nécessaire, selon ce dernier, « de passer à la vitesse supérieure afin de préserver le secteur des dérives suicidaires, imposer la déontologie et les règles du métier dans l’intérêt du vivre ensemble ».

«  Nous ne voulons plus que le journaliste continue d’être vu, dans certaines sphères sociales, comme rien d’autre qu’un chômeur diplômé, un aigri, un maître-chanteur, un hors-la loi. Il nous faut donc restaurer l’ordre et la discipline dans nos rangs, dans notre profession », a laissé entendre le président de la HAAC.

Pitang Tchalla déplore également le non-respect du cahier des charges par un certain nombre de radios, de télévision et de titres de la presse écrite. Le cas de la radio City FM et de la télévision LCF ont nécessité une attention particulière.

D’après le Rapporteur de la HAAC, ces deux organes n’ont obtenu aucun droit d’installation comme le prévoit les dispositions de l’article 43 de la loi organique qui dit que pour toutes exploitations radio et télévision, une autorisation préalable est requise.

« Ces deux organes ont encore jusqu’au 5 février prochain pour se mettre en règle vis-à-vis de la législation. A partir du 06 la Haute Autorité statuera sur leur cas », a prévenu Mathias Ayéna.

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