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La Chine, partenaire des pays organisateurs de la CAN hier et aujourd’hui

D’aucuns le considèrent comme le business chinois en Afrique. Il s’agit de « troquer » du pétrole africain contre des stades de foot aux pays africains organisateurs de la Coupe d’Afrique des Nations depuis quelques années maintenant. En ce sens, le Gabon ne fait d’ailleurs pas figure d’exception et bien d’autres pays encore.

En 2008, le Ghana s’était laissé entrainer dans la danse en offrant son or noir en échange de la rénovation de deux stades et la construction de deux nouveaux. De même, cette année, presque tous les stades de la compétition ont été construits par des entreprises chinoises. En échange, le président gabonais Ali Bongo leur donne la main libre pour se servir dans les réserves pétrolières du pays. Cette méthode de business gagnant-gagnant de la Chine a déjà testée et approuvée ailleurs sur le continent.

Il est donc permis de dire à juste titre que c’est grâce à cette amitié sino-gabonaise que le coup d’envoi de la CAN a pu être donné le samedi 14 janvier dernier. D’ailleurs, le stade de l’Amitié est l’un des nombreux stades du pays à avoir été offerts par la Chine au Gabon depuis 2012. Cette année, sur les quatre stades utilisés pour la CAN, trois ont été construits par la Chine. Ces dons ne sont évidemment pas sans contrepartie. Par conséquent, la Chine est devenue pour une durée de 5 ans un partenaire commercial de taille pour le Gabon, qui réalise 19% de ses exportations vers le pays asiatique.

Selon un expert du foot business, « la CAN est pour ses pays investisseurs une vitrine. Jouer dans des stades à l’apparence moderne et à l’architecture impressionnante permet au Gabon d’envoyer un signal fort ; quant à la Chine, en permettant à l’Afrique de donner une meilleure image, elle est mieux accueillie sur le continent en retour  ». Pour cette dernière, le développement du football africain n’est pas la première motivation. La construction de stades sert juste l’intérêt de la coopération économique avec les pays du continent.

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Umalis