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Total, nouveau sponsor de la CAN 2017 : Que gagne t-il au juste ?

La Coupe d’Afrique des Nations a commencé depuis le 14 janvier 2017 sur la terre gabonaise. C’est un grand évènement continental qui fait du football une source d’enthousiasme et de partage. Malheureusement pour le pays hôte, ses entreprises nationales n’ont pas grand-chose à y gagner. C’est plutôt les grands business internationaux qui vont se tailler la part du lion et, en tête, le sponsor officiel.

S’étant vu coller une image négative à cause de son implication dans la polémique de la Françafrique, la multinationale française a tout à gagner en se faisant le partenaire principal de cette compétition africaine à coût de milliards d’euros. « Il est de bonne guerre qu’une entreprise tente de redorer son blason avec ce genre d’opérations. Outre le sport, Total se positionne aussi par exemple sur la jeunesse, en organisant des prix de jeunes entrepreneurs africains dans un certain nombre de pays », relève Succès Masra, économiste tchadien, spécialiste de la diversification économique et des énergies renouvelables.

Par la signature le 21 juillet 2016 d’un accord de huit ans entre la Confédération Africaine de Football (CAF) et le groupe Total, l’entreprise spécialisée dans les énergies fossiles, présente dans une quarantaine de pays sur le continent, s’est engagée à soutenir cette corporation sur dix de ses compétitions, dont évidemment la CAN, son fleuron. Le montant du sponsoring n’a pas été dévoilé, mais on présume que la CAF a fait une juteuse affaire en acceptant d’accoler le nom d’une marque à son tournoi majeur.

Les dotations de la CAN font entrevoir à quoi peut s’apparenter ce partenariat. Alors que le groupe Orange avait payé 60 millions d’euros, selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, le groupe Total offrirait beaucoup plus. A cette édition, le vainqueur partira non plus avec 1,5 millions de dollars (comme au temps du partenariat avec Orange) mais 4 millions de dollars. Pour se consoler, les demi-finalistes récolteront 2 millions de dollars au lieu de 1 million auparavant.

Au prix d’une enveloppe largement en hausse par rapport aux standards habituels pour le football, l’entreprise française a acquis le droit d’adosser son nom à celui de la compétition, mais également d’obtenir une visibilité sur l’ensemble des supports de communication du tournoi. Evidemment, cette stratégie est bien plus payante en termes de notoriété qu’une publicité traditionnelle.

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