Culture & Réligion

La FNCVTT s’engage pour mettre de l’ordre dans les couvents au Togo

vaudouDe plus en plus d’enfants en âge de se scolariser sont accueillis dans les couvents vaudous. Un fait qui porte atteinte au droit à l’éducation de ces jeunes enfants. Pour y mettre un terme, la Fédération Nationale des Cultes Vaudous et des Traditions du Togo (FNCVTT) dit vouloir ramener l’ordre, la discipline et la dignité au sein des différents couvents du pays. La fédération vient de lancer avec l’appui du gouvernement togolais un programme pour permettre à ces jeunes enfants d’être scolarisés.

Depuis la nuit des temps, les couvents vaudous accueillent en  leur sein les enfants (filles et garçons) qui passent plusieurs années pour apprendre des pratiques traditionnelles liées au culte vaudou.  Ce temps consacré aux divinités hypothèque toutefois leur avenir du fait qu’ils y consacrent presque toute leur jeunesse.

Selon la FNCVTT, cet état de choses ne s’accorde pas avec les valeurs de la religion. « Le Vaudou est une tradition qui prône le bien-être spirituel de ses adeptes et contribue aussi au développement du milieu où il est exercé », soutiennent les responsables de la fédération.

Pour réparer le déficit, la fédération « prend le taureau par les cornes ». Désormais l’enfant est libre de se consacrer aux Dieux de ses parents mais il n’y passera plus tout son temps. «45 jours, c’est le maximum de temps qu’un enfant vaudou doit passer dans un couvent et seulement durant les vacances. Le reste du temps est consacré à l’école ». C’est l’entente conclue entre chefs traditionnels, chefs de couvents, adeptes ces cultes vaudou et pratiquants.

Pour rendre la recommandation effective la FNCVTT en partenariat avec les autorités étatiques et traditionnelles annonce le démarrage d’un recensement de tous les couvents du pays pour répertorier le nombre d’enfants vivant dans chaque couvent, en vue de plancher sur leur scolarisation et leur formation professionnelle. Ce sera également une occasion pour identifier tous les prêtres et prêtresses des couvents qui respectent l’éthique et la déontologie.

Les lieux et forêts sacrés de culte vaudou et des traditions seront enregistrés, dans le souci de continuer à assurer leur protection contre les feux de brousse et autres actions destructives des hommes.

Ce recensement débute du sud vers le nord du pays et s’effectuera par région. La région Maritime sera couverte en 2017,  la région des Plateaux en 2018, la Centrale en 2019, ensuite la Kara et les Savanes, respectivement en 2020 et 2021.

La fédération se donne cinq ans pour réussir sa mission.

Commentaire d'article

Umalis