Développement

La route Notsè-Tohoun, est-il dans le même cas que celle de Lomé-Vogan-Anfoin ?

Ninsao-Gnofam

A une centaine de kilomètres de Lomé, c’est la ville de Notsè. Par les hasards de la géographie, on peut passer de l’autre côté de la frontière orientale du Togo par une route réputée impraticable. Après plusieurs promesses, en février 2015, le gouvernement a finalement lancé les travaux de son bitumage. Pourtant, deux ans après, les travaux peinent à progresser correctement.

La réalité est toute autre quand on s’engage sur cette route. Sur les premiers kilomètres, une route bien tracée et solidement recouverte de bitume ne laisse rien présager du calvaire qui se prépare plus loin. Après un bref trajet « tranquille »,  les déviations obligatoires à cause de l’état de la route, toujours en chantier, infligent de violentes secousses aux engins.

Quelques mètres plus loin, le nouveau pont n’est pas encore ouvert au public, cependant il faut dire qu’il est impressionnant. Jusqu’à ce que les usagers puissent l’emprunter, il faudra continuer par emprunter le très dangereux ancien pont qui ne tient pratiquement plus sur ses piliers. Voilà, deux ouvrages importants qui doivent être réalisés à temps, mais dont la date de finition demeure encore dans le secret des dieux.

Soulignons le fait que l’état désastreux de cette route n’est pas une situation nouvelle. Cela oblige les habitants et ressortissants des localités situées dans la région à emprunter des trajectoires compliquées. « Pour rentrer au village ou revenir à Lomé, moi j’ai pris l’habitude de passer par Hilacondji, je traverse la frontière vers le Ghana avant de remonter à la hauteur de notre village pour ensuite rentrer dans le Togo », témoigne Léon, un fils de la localité.

Au lancement des travaux deux ans plus tôt, le bitumage de la route avait suscité beaucoup d’espoir. Mais, cet espoir a depuis longtemps laissé place au désespoir. En effet, à cinq semaines de l’expiration du délai fixé pour la fin des travaux, le tiers du chantier n’est même pas achevé. Les travaux ont été confiés à un groupement d’entreprises, notamment Midnight Sun, Ceco-Btp, Lukas Glaser et Maritime Rose. Toutefois, le tableau qui se dresse sur le chantier symbolise la situation qui prévaut sur les 57 kilomètres de chantier : désertion des entreprises. Combien de temps faudra t-il pour boucler les dossiers des routes inachevées au Togo ? On en saura plus quand les autorités en charge se décideront enfin à élucider la question.

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Umalis