Société

Un premier décès à la prison civile de Lomé en 2017 : Le MMLK tire la sonnette d’alarme

edoh-komiLes conditions désastreuses à la prison civile de Lomé ont une fois de plus eu raison d’un détenu. Envoyé à la prison civile de Lomé le 6 janvier dernier, le nommé Anoumou Dodji succombera seulement deux jours après sa détention. Décès devant lequel le Mouvement Martin Luther King, qui milite pour la défense des droits de l’homme s’indigne. Dans un communiqué, le président du mouvement revient sur la nécessité d’améliorer les conditions de détention dans les prisons du Togo.

Le président du MMLK commence  sa note en exposant les faits qui ont conduit le jeune détenu au trépas.« Déféré à la prison civile de Lomé seulement le 6 janvier 2017 pour homicide involontaire suite a un accident de circulation. ANOUMOU DODJI n’a pas supporté plus de 2 nuits à cause de la chaleur étouffante du terrible bâtiment prévenu 1 de la prison civile de Lomé. Ce bâtiment connu pour être une fourre chauffée à plus de 100 degrés pour les prévenus, l’ex détenu ANOUMOU Dodji, est contraint à une crise de surmenage fatale dans la nuit du 8 janvier. Les efforts de ses codétenus à le maitriser pour des éventuels soins de secours, sont vains. Par conséquent, il décéda sans jamais avoir de l’assistance médicale », note le pasteur Edoh Komi.

« C’est encore pour le MMLK le lieu de tirer sur la sonnette d’alarme pour le respect et l’humanisation des conditions de détention dans les prisons du Togo tout en ayant des cellules ou bâtiments bien aérés , et non bourrés ni chauffés à bloc », poursuit le président du MMLK dans son communiqué.

Le MMLK  termine son courrier en lançant un appel de conscience : « Tout le monde peut se retrouver un jour en prison. Le sujet pénitentiaire est une affaire de droit et de dignité humaine engageant les êtres humains que tous, nous sommes et demeurons ».

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