Politique

Détention des personnes dans l’affaire des incendies des marchés : L’ANC dit « ça suffit »

jean-pierre-fabre-ancTrois ans après l’incendie des marchés de Lomé et de Kara, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) exige la libération des personnes arrêtés dans cette affaire. En conférence de presse ce mardi le parti a dénoncé l’arbitraire dans ce dossier ainsi que la mauvaise gestion dans les affaires publiques du pays.

L’origine de ces incendies qui a mis à genou l’économie du pays occasionnant des pertes de plus de 6 milliards aux victimes, demeure à ce jour flou. Cependant plusieurs personnes présumées coupables essentiellement des dirigeants et militants des partis de l’opposition ainsi que des organisations de la société civile  ont été arrêtés au lendemain du drame. Mais jusqu’à présent aucune preuve n’a pu être établie pour attester leur culpabilité. Un fait que dénonce le parti de l’opposition.

« A ce jour, aucune enquête sérieuse et crédible n’a été diligentée pour identifier les causes et situer les responsabilités d’une telle catastrophe », a laissé entendre Eric Dupuy, Secrétaire national, chargé de la communication du parti qui estime que le pouvoir était plutôt « soucieuse de décapiter l’opposition et de neutraliser la mobilisation populaire ».

« Les personnes arrêtées sont torturées et l’une d’entre elles a trouvé la mort en détention. Aujourd’hui encore, alors que la prétendue instruction est close et qu’aucun procès n’est annoncé, un député et une dizaine de jeunes croupissent toujours en prison. Certains dirigeants et militants, mis en liberté provisoire, sont l’objet d’inculpations arbitraires et placés sous contrôle judiciaire. D’autres sont contraints à l’exilé, a dénoncé M. Dupuy.

Pour rapidement situer les responsabilités dans cette affaire des incendies, Jean-Pierre Fabre recommande l’envoi d’une commission d’enquête internationale.

La conférence de l’ANC a été aussi l’occasion pour son président de dénoncer ce qu’il appelle « une politique d’enfumage du gouvernement » face à la mise en œuvre des réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles. Le parti fustige en outre, ce qu’il considère comme de la « mauvaise foi des pouvoirs publics » dans la gestion des affaires publiques.

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