Faits divers

Affaire de distribution d’argent : Le président de la HAAC poussé vers la porte

tchalla

Selon les informations, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), M. Pitang Tchalla, aurait lui-même remis en mains propres les enveloppes de 400 mille FCFA (le cadeau du président de la République) aux journalistes. Cette situation a remis en cause la neutralité du responsable de cette institution. Cette polémique, devenue scandale à la tête de cette juridiction des médias, serait-elle un poison lent qui conduirait doucement l’ancien  directeur général de la TV2 à la démission ?

Puisqu’aucune vérité n’est destinée à rester éternellement cachée, ce qui était considéré au début comme un secret est finalement dévoilé. Le pouvoir en place a accordé un don de 400 000 FCFA à une quarantaine de journalistes soigneusement triés sur le volet. Mais, depuis que cette information a été rendue publique, le cauchemar a commencé pour le président de la HAAC qui n’en dort plus.

Cette affaire a de l’ampleur surtout que c’est M. Pitang Tchalla en personne qui a appelé un à un les concernés pour leur remettre le « colis » de la présidence. Ces cadeaux auraient été remis par une tierce personne que cela ne causerait pas tant de remous. Dans un communiqué de presse, le Patronat de la presse togolaise (PPT) a fermement condamné ce geste qu’il considère comme une « pratique de corruption et d’achat de conscience visant la presse togolaise par des méthodes illégales employées par les responsables des institutions de la République, en l’occurrence le sieur Pitang Tchalla ».

Ce scandale déteint sur l’image de neutralité et d’impartialité de la HAAC qui, d’ailleurs, dispose en son article 1er : « la HAAC est une institution indépendante vis-à-vis des autorités administratives, du tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association et de tout groupe de pression ».

Par conséquent, il s’est créé sur les réseaux sociaux, un hashtag massivement partagé #4CentMilleGate pour exiger la démission de Pitang Tchalla. Certains pensent que les membres de cette institution de régulation doivent donner des explications pour situer l’opinion publique.

Selon le journal « L’Alternative » paru ce matin, le président de la HACC doit « tirer les conséquences de son acte pour avoir contribué activement au scandale #4CentMilleGate ». Sinon, ajoute le journal, « désormais, on comprendrait pour qui il roule à l’institution et plus aucun journaliste ni partenaire de la HAAC n’aurait d’égard à son autorité ».

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Umalis