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SOS/Cri d’alerte : les familles des victimes de l’attentat de Cabinda crient justice

Pallbearers carry the coffin with the remains Togolese assistant soccer coach Amalete Abalo during the funeral service in front of Congress Palace in the capital Lome, January 15, 2010. Togo's national soccer team was attacked by separatist rebels on January 8, 2010 as it travelled by bus through Angola's Cabinda enclave to participate in the African Nations Cup tournament. The assistant coach and a press officer were killed, as was the bus driver. REUTERS/Noel Kokou Tadegnon (TOGO - Tags: SPORT SOCCER CIVIL UNREST IMAGES OF THE DAY) - RTR28WJ4

Ils étaient pourtant qualifiés pour la CAN 2010, mais ils n’ont pas pu y participer. C’était, il y a 7 ans, un 8 janvier. Les bus qui emmenaient les Eperviers pour la compétition panafricaine a été la cible des rebelles du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC). Le bilan était lourd. Les blessures sont toujours béantes. Rien ne saurait combler les pertes occasionnées au Togo par cet évènement tragique.

Les causes de cet attentat restent toujours floues. Plusieurs blessés graves (le joueur Obilalé) et deux morts (le journaliste Stan Ocloo et l’entraîneur adjoint Amélété Abalo). Sept ans après cet évènement malheureux qui a radicalement changé des vies, les familles des victimes réclament que justice soit faite. Les proches des victimes ne comprennent toujours pas le silence qui est établi autour de cet horrible attentat. Ils s’en prennent encore à l’orée de cette nouvelle CAN aux autorités togolaises et angolaises, à la CAF, à la FIFA, au Tribunal arbitral de Sport (TAS).

 

Voici l’intégralité des « lamentations » des familles éplorées.

Le cri de cœur de Papa Ocloo

Le 8 Janvier 2010, mon fils Stan Ocloo est entré en communication avec moi et ses sœurs. Quelques trois heures plus tard en route pour Cabinda en Angola, lui Stan OCLOO et AMELETE Abalo reçurent des balles meurtrières des ennemis de la fête du football. Le lendemain 9 janvier, ils ont rendu l’âme… ! Dans la fièvre des événements, le monde entier aura versé des « larmes de crocodile » et crié leur indignation… ! Puis après…, plus rien !!! C’est un Silence de Cathédrale… !… Nous sommes aujourd’hui au 7ème anniversaire de ce triste attentat ! « Cabinda, ou l’histoire des martyrs oubliés de notre football »… !… Pas de suivi psychologique des parents éplorés… ! Pas de compassion… ! Pas de réparations… !… Où sont-elles les Autorités togolaises ? Et celles de l’Angola ? De la CAF ? De la FIFA ? Du Tribunal Arbitral des Sports… ? Où sont-ils les compagnons d’infortune et de misère de l’équipe Nationale Les Éperviers du Togo…avec en tête l’éminent Emmanuel Sheyi ADEBAYOR ?… S’il est vrai qu’il existe une justice Divine, le sacrifice de nos fils et parents, les martyrs oubliés de Cabinda ne restera pas vain… !… S’il est vrai qu’en Afrique,  » les morts ne sont pas morts « … !!!…

Cher papa AMELETE Abalo, cher fils Stan OCLOO, le seul coq de ma basse-cour, votre mort ne restera pas impunie et non valorisée, s’il plaît à DIEU … !!!… Ne retournez pas dans vos tombes. La Loi Cosmique s’accomplira tôt ou tard… !!!… Qu’il en soit ainsi !!!

Signé Les familles éplorées de Cabinda

Papa Ocloo

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